Une décision qui va rassurer les professionnels ne sachant plus que faire de leurs stocks depuis que l’entreprise a décidé, en septembre 2009, de suspendre la collecte des pneus pour lesquels l’éco-contribution de 1,50 euro HT/pneu n’a pas été acquittée.
Pour Aliapur, il s’agissait là de mettre fin à « une situation dépassant aujourd’hui les limites de l’acceptable » et de pousser l’Etat « à prendre ses responsabilités en faisant respecter le code de l’environnement ». Car la collecte de ces pneus « en dépasse- ment » coûte cher à l’entreprise. En cinq ans, Aliapur a ainsi pris en charge quelque 4,2 millions d’enveloppes hors commande initiale, sur un total de 200 millions de pneus collectés. Soit un surcoût de 7,5 millions d’euros !
Dans le cadre de l’accord conclu le 12 mai dernier, plusieurs engagements ont été pris par l’Etat. A commencer par la révision, d’ici à deux ans, du décret relatif à la gestion des pneus usagés en concertation avec les acteurs concernés. Les pouvoirs publics se sont aussi engagés à renforcer les contrôles et « à mettre en place, avant fin 2010, un régime de sanctions efficaces à l’encontre des producteurs ne contribuant pas à la filière ». Les conditions d’application du décret portant sur les pneus vendus sur internet seront aussi précisées. A noter enfin que le volume collecté dans le cadre du plan d’urgence (soit 1,4 million de pneus non financés par l’éco- contribution) constitue une avance sur la collecte 2011.









