Mais qu’en restera t-il ? Une nouvelle croissance du marché français proche de 7 % à un peu plus de 1,14 million de véhicules loués en parc. Sans doute aussi une hausse du marché européen de la location longue durée, de l’ordre de 3 % à 6,86 millions de véhicules. Dans un contexte de baisse des immatriculations de véhicules neufs professionnels en France (- 1 %) et en Europe (- 9 %), ces nouvelles sont toujours bonnes à prendre.
Mais ce qui restera surtout dans les mémoires, c’est la chute historique du marché du véhicule d’occasion. Là, le phénomène n’est pas seulement français, il est mondial, et c’est bien ce qui complique les choses pour les loueurs longue durée. Leur modèle économique (notamment le loyer qu’ils facturent à leurs clients) repose sur le prix auquel ils revendront les voitures en fin de contrat, c’est à dire au bout de 39 mois. Pour juguler ce « cataclysme absolument majeur », la profession colmate les brèches en prolongeant la durée des contrats de ses clients. Cela vaut mieux que de se retrouver avec des stocks de véhicules invendus –et invendables– sur les bras. Mais combien de temps une telle stratégie peut-elle tenir ? Car tout le monde sait que la conjoncture du VO ne reviendra pas au beau fixe avant plusieurs mois –voire années– et surtout, qu’elle ne retrouvera vraisemblablement pas ses volumes d’antan.
Pas étonnant dans ces conditions que les prévisions de la profession pour 2009 soient plus que prudentes. A bien regarder, rares sont les acteurs qui se risquent à émettre des objectifs commerciaux. Le mot d’ordre, c’est « fidéliser le client via des prolongations de contrats ». Ensuite seulement, il sera temps d’envisager un retour de la croissance.







