François Piot, Directeur général d’Arval France et nouveau Président du SNLVLD répond aux questions de Flotauto.
à lire dans le dossier Les nouveaux services des loueurs longue durée
Le travail réalisé par le syndicat sous la présidence de Jean-François Chanal nous met sur la bonne voie. Il s’agit de donner à la profession une véritable représentation. Mais nous devons aller plus loin car la LLD est encore mal connue des Chambres de Commerce, des institutions consulaires ou de l’Administration fiscale. Même si lors de la mise en place du SIV, le SNLVLD a montré qu’il était capable de faire entendre sa voix pour les 400 000 véhicules immatriculés chaque année par ses adhérents. Notre souhait est également de faire profiter des avancées et des informations obtenues par le syndicat à de nombreux autres loueurs en France et pas seulement à une profession qui est concentrée entre quelques loueurs du top 10.
Mon impression est que la LLD n’a pas vraiment connu de période d’incertitude. C’est plutôt dans les entreprises que s’est opérée une réflexion sur l’évolution de leur parc. La LLD pour sa part a très bien joué son rôle d’amortisseur : « la crise arrive mais les loyers ne changent pas ». Pourtant les coûts de liquidité et la chute du marché VO ont engendré des tarifs différents dont le coût a entraîné une prolongation des contrats. Ainsi, les entreprises en situation d’incertitude économique sont contentes de pouvoir prolonger leurs contrats.
Quant au parc de la LLD, il est stable à + 0,5 % sur le dernier trimestre et + 3,32 % sur les 12 derniers mois. Nous traversons une période qui prouve à nos clients que la LLD constituait un bon choix car celui-ci leur assure la sécurité sur les valeurs résiduelles et le maintien des prix d’entretien, lesquels ont beaucoup évolué ces derniers mois.
L’allongement des contrats de LLD va de 36 à 43 mois. Les contrats nouvellement souscrits portent sur 40 mois. Auparavant, le couple 36 mois/100 000 km correspondait à l’échéance au-delà de laquelle le véhicule entrait dans une zone à risque. Depuis, les constructeurs ont fait de tels progrès en qualité que les contrats peuvent être prolongés à 40 mois et 120 000 ou 130 000 km. Et la revente VO pour ces véhicules est plus facile.
Les loueurs longue durée ont prolongé les contrats de LLD à la demande de leurs clients avec des durées de prolongation différentes. Cela devrait conduire à un retour «lissé» de ces véhicules sur le marché des VO.
Je ne suis pas convaincu par la démonstration. Face à la baisse actuelle des valeurs résiduelles, le client de la LLD externalise la prise de risque. En avançant l’idée que le modèle de la LLD pourrait évoluer vers la gestion de flotte, on oublie un peu vite que le loueur longue durée apporte un financement stable au travers des loyers, une panoplie de services qui constituent une forte valeur ajoutée et une large part de conseil qui font de lui aussi un gestionnaire de flottes.
Arriver à un poste lorsque tout a déjà été mis en place, ce n’est pas enthousiasmant. Je pense au contraire que ce renouvellement de présidence arrive justement au moment où va s’écrire l’avenir de la location longue durée.
(1) Syndicat national des loueurs de véhicules en longue durée.
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