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Parcours donne de la voix

« Septième loueur de France mais premier loueur indépendant dans la LLD », Parcours veut tirer parti de la réussite de son modèle économique.

Un chiffre d’affaires de 148 M€ en progression de + 26 % en 2008 et un résultat net de 5,35 M€ en hausse de 40 % mettent en confiance les dirigeants de ce loueur qui vient de fêter ses 20 ans. Alors Parcours est-il un modèle de croissance pour la LLD ? Oui, estime son PDG Jérôme Martin, même si celui ci constate aussi que le syndicat des loueurs (SNLVLD) met plus souvent en avant ses confrères Arval ou ALD Automotive pour illustrer le développement de la LLD en France. Pourtant, explique Jérôme Martin, « à BNP Paribas qui intervient pour 20 % dans notre pool de financement, nous sommes obligés d’expliquer que notre modèle de fonctionnement ne passe pas par la perte de 1 500 € par VO comme c’est le cas chez sa filiale Arval. Nous n’appliquons pas les mêmes valeurs de reprise et, pour notre part, nous gagnons de l’argent sur chacun de nos VO. Nous revendons aujourd’hui 50 % de notre parc à des particuliers contre 10 % l’an passé et les prix de reprise obtenus sont ceux qui étaient appliqués en 2008 avant la crise du VO. » Pour le PDG de Parcours, il ne faut donc pas avancer comme généralité la situation particulière que rencontrent certains loueurs. De même, note Jérôme Martin, « ce n’est pas déontologique que d’annoncer aux clients que c’est bien pour eux de prolonger leurs contrats. Ce n’est pas favorable à notre activité. Cette situation va nous conduire à avoir plus de VO à vendre en 2010 qu’en 2009… On ne va quand même pas traîner la crise pendant des années. Ce n’est pas sérieux en terme de gestion de parc. »

En revanche, le patron de Parcours reconnaît qu’il y a une véritable crise du VO et qu’il faut trouver des solutions d’écoulement de ces retours de parcs. « Les derniers chiffres du SNLVLD sont là pour confirmer cette tendance puisqu’au dernier trimestre, un nombre record de 103 000 véhicules ont été restitués alors qu’en moyenne, ce sont plutôt de 70 000 à 80 000 véhicules qui sont restitués sur cette période. Et Jérôme Martin constate que les entreprises, clientes de Parcours, hésitent aussi à renouveler leur parc. Ce loueur compte ainsi 470 contrats non cadrés ; c’est-à dire pour lesquels le client ne s’est pas déterminé sur le choix de la prolongation ou la restitution de ses véhicules.

 

Dans le guide :

Parcours SAS

Club Flottes Automobiles