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Pneumatiques verts - Un équipement durable… et rentable

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Pneumatiques verts - Un équipement durable… et rentable

Pour les fabricants de pneumatiques comme pour l’ensemble des équipementiers, l’heure est au développement durable. Les lancements se succèdent et, au-delà d’une communication repeinte en vert, les marques mettent en avant l’impact de leurs enveloppes sur l’environnement. Avec, à la clé, des économies sur les pneus eux-mêmes et le carburant.

Nul besoin d’être spécialiste de physique pour comprendre comment les pneus influent sur la consommation de carburant. Notion incontournable de l’équation, la résistance au roulement du pneu se manifeste par une force opposée au déplacement. Pour compenser cette résistance, le véhicule doit fournir une force supplémentaire grâce à son moteur et donc consommer plus d’énergie.

 

Selon une règle empirique établie par les manufacturiers, une baisse de 6 % de la résistance au roulement entraîne une réduction de 1 % de la consommation d’une voiture particulière. Mais diminuer cette résistance ne doit pas hypothéquer la tenue de route ni allonger les distances de freinage. Pour répondre à ce défi, les manufacturiers recourent à de nouveaux matériaux comme la silice en remplacement du noir de carbone et abaissent le poids de leurs pneus.

 

Chez Michelin, le pneu vert n’est pas une nouveauté. « La quasitotalité de notre portefeuille de marques est verte. Notre premier pneu vert a été présenté en 1992 et la première gamme Energy est apparue en 1994 », affirme ainsi Olivier Dupont. Et le responsable des flottes France, ligne produit tourisme et camionnette, raisonne en coût complet plutôt qu’en coût d’achat : « En termes de longévité, nos pneus peuvent durer 10 000 km de plus que ceux de nos principaux concurrents, selon des tests indépendants. À l’achat, un pneu Michelin qui coûterait 100 euros revient moins cher qu’un concurrent de marque premium affiché à 90 euros. À l’usage, en effet, notre pneu reviendra à 2,5 euros pour 1 000 km, contre 3 euros chez nos concurrents ».

 

Un pneu vert demeure aussi un pneu économe

S’ajoutent à cela les économies de carburant qui s’élèveraient à 0,16 l pour 100 km, soit 192 l pour 120 000 km, soit 288 euros avec un litre de carburant à 1,5 euro. « Sans compter que ces 0,16 l correspondent aussi à 4 g de CO2 en moins. Ce qui n’est pas rien pour le gestionnaire de parc d’une entreprise ou un constructeur qui cherche à faire reculer l’empreinte environnementale de ses voitures », conclut Olivier Dupont. Sans oublier non plus que moins de pneus consommés signifie moins de pneus à recycler, mais aussi moins de matières premières en amont, ce qui n’est pas négligeable.

 

Précurseur des pneus basses consommations avec l’Energy Saver, Michelin a été suivi depuis par ses principaux concurrents. Pirelli a proposé sa gamme Cinturato, Continental, ses pneus EcoContact, Bridgestone, son label Ecopia et Goodyear, son Efficient Grip. Dernière annonce en date, Pirelli a lancé en avril le Cinturato P1, son pneumatique vert dédié aux véhicules de tourisme de petite et de moyenne catégorie. Disponible dans des diamètres de 14 à 16 pouces, il a d’ores et déjà été sélectionné par BMW pour équiper les véhicules de la marque en première monte.

 

Des clients d’abord sensibles aux économies

Responsable de l’atelier de carrosserie d’Alpha Taxi, Michel Legoix vend également des pneus aux sociétaires de la coopérative. Même si ces derniers sont libres de les acheter en dehors de l’atelier, Michel Legoix leur en vend 1 200 unités chaque année. En tête, l’Energy Saver de Michelin. « La tendance va vers davantage d’écologie, constatet- il, mais les chauffeurs de taxi cherchent avant tout le prix le plus bas. À tarif équivalent, ils prendront le plus écologique. Mais s’ils trouvent des pneus moins chers, ils les achèteront sans se soucier de leurs qualités environnementales ».

 

Ce raisonnement économique, compréhensible, reste partagé par de nombreuses entreprises. Il n’en reste pas moins que le prix à l’achat ne permet pas de déterminer le coût total d’utilisation. Une réflexion économique aboutie favorise souvent les solutions les plus respectueuses de l’environnement.

Éric Gibory

 

Bientôt l'étiquetage énergétique des pneus

Bientôt l'étiquetage énergétique des pneus

C’est en novembre 2012 que devrait entrer en vigueur la législation européenne d’étiquetage des pneus. Celle-ci vise à aider les consommateurs à mieux choisir leurs pneus en fonction de considérations écologiques et de sécurité. Les critères seront liés entre autres à l’émission énergétique des pneus, à leur adhérence au sol et notamment aux sols mouillés, au bruit de roulement émis, à l’efficacité en matière de consommation. L’adhérence aux sols et l’impact sur la consommation de carburant seront notés dans une fourchette de A à G, tandis que le bruit sera mesuré en décibels.

 

Cette évolution législative correspond à une tendance profonde qui consiste à anticiper au maximum les problématiques écologiques et énergétiques en amont de la mise sur le marché des produits. Cela concerne les produits eux-mêmes, mais aussi leur usage. Ainsi, les enseignes d’entretien automobile insistent beaucoup sur le sous-gonflage des pneus qui conduit à une surconsommation de carburant et à une usure prématurée.

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