Le recours à des énergies alternatives à l’essence est plus en plus envisagé dans le renouvellement des flottes américaines et britanniques, en particulier avec des véhicules hybrides. Reste que les avancées sont timides, tant pour les véhicules de fonction que pour les utilitaires où, mises à part quelques expériences, les carburants alternatifs font encore plus figure d’exception.
à lire dans le dossier La crise bouleverse les règles de gestion des flottes
Premiers pas vers les hybrides et les carburants verts
Le pays des pistons est-il à la veille d’une révolution culturelle ? Selon un sondage réalisé par le groupe Ipsos en juillet 2009, 30 % des Américains interrogés seraient prêts à envisager un véhicule électrique pour leur prochain achat automobile. Cette évolution des mentalités des particuliers, dictée par des considérations économiques et environnementales, concerne bien sûr également les gestionnaires de flottes d’entreprises. Mais dans les faits, ils sont pour l’instant loin de s’être jetés à l’eau.
Sur les quelque 300 000 véhicules (voitures de fonction, utilitaires et poids lourds cumulés) alignés par les 50 flottes d’entreprises américaines classées comme les plus respectueuses de l’environnement par le magazine Automotive Fleet, on ne trouve qu’un peu plus de 6 300 voitures hybrides. Et un tiers correspondent à la politique déployée par une seule société, dans le cadre d’une communication très axée sur la défense de l’environnement.
Il s’agit du groupe pharmaceutique Johnson & Johnson. Ce dernier aligne en effet plus de 2 100 véhicules hybrides (20 % de sa flotte) dans le cadre de son programme « Healthy Planet 2010 » qui vise à réduire son empreinte polluante. Si l’on ajoute la flotte de la filiale américaine de son concurrent Novartis, qui compte près de 800 voitures hybrides, on trouve ainsi près de la moitié des automobiles de ce type déployées dans ces 50 flottes américaines, cumulées par ces deux acteurs du secteur pharmaceutique.
Ce secteur n’est pas le seul à avoir pris le chemin de cette conversion. Le groupe agroalimentaire PepsiCo (non intégré dans le « Top 50 » mentionné ci-dessus) a décidé en 2007 de tripler sa flotte de voitures hybrides, pour aligner aujourd’hui la deuxième flotte d’entreprise américaine de ce type, qui inclut 1 250 Toyota Prius et Ford Escape hybrides, sur un total de 21 000 véhicules de fonction. Mais on reste là aussi dans le domaine de l’exception.
Les achats de véhicules hybrides restent donc exceptionnels malgré les incitations fiscales mises en place par le gouvernement américain. Les ristournes fiscales associées à l’achat d’un véhicule hybride, en place depuis 2005, vont jusqu’à 3 000 dollars pour certains modèles, et peuvent être relayées par des aides locales. Mais ce type de motorisation n’a toujours compté que pour 3 % des nouveaux achats de voitures d’entreprise aux Etats-Unis en 2008.
Les voitures à motorisation hybride restent également rares de l’autre côté de l’Atlantique. British Airways s’est distingué en mai 2008 en se portant acquéreur d’une centaine de Honda Civic pour équiper ses commerciaux. Et, là aussi, le choix de cette technologie a été encouragé par des bénéfices fiscaux, avec un taux d’imposition plus avantageux que pour les véhicules classiques, ainsi qu’un avantage local non négligeable : les véhicules hybrides bénéficient d’une exemption de la taxe d’entrée routière dans le Grand Londres.
Le Lloyds Banking Group a pris la même route en juin 2009 en passant une commande de Honda Insight pour ses salariés passant le plus de temps sur la route.Mais les quantités sont encore plus limitées, avec 32 véhicules concernés. Chez le pétrolier BP, la technologie hybride a été intégrée dans le panel de voitures de fonction entre lesquelles ses cadres peuvent choisir, avec la Toyota Prius et la Honda Insight ; mais il ne s’agit que d’une possibilité offerte, à la libre appréciation du conducteur.
Les bénéfices cumulés associés au choix d’un véhicule hybride apparaissent nombreux. « Leur coût immédiat plus élevé est largement compensé par des coûts de consommation réduits, des émissions de CO2 réduites, et l’avantage des remises fiscales » résume Karin Overstreet, responsable des questions environnementales chez GE Capital Fleet Services, qui assure que « nos clients qui ont pris la décision de louer des véhicules hybrides réalisent maintenant la valeur de ces véhicules. »
Pourtant, la prudence généralisée qui continue à transparaître dans les chiffres paraît imputable au manque de visibilité financière encore associé à cette technologie. « Les décideurs doivent faire leurs calculs avant d’investir dans des véhicules hybrides pour s’assurer qu’ils prennent la bonne décision plutôt que de céder à une mode » souligne ainsi Nick Brownrigg, directeur exécutif du gestionnaire de flottes britannique Masterlease.
Des solutions de motorisation alternative existent également sur le créneau des véhicules utilitaires. Mais elles restent ici, plus encore que sur celui des voitures, du domaine de l’exception. Seules quelques expériences sont menées aux Etats-Unis, par quelques grands opérateurs en matière de motorisation hybride. Il s’agit des géants du transport FedEx et UPS, profils très particuliers d’utilisateurs de flotte, qui se sont lancés dans des opérations pilotes impliquant des camionnettes de livraison, mais qui restent toutefois sur une échelle très limitée.
La flotte de FedEx intègre ainsi 275 véhicules de livraison à motorisation hybride, sur un total de plus de 80 000 véhicules en parc (livraison et poids lourds) ; et celle d’UPS, 50 hybrides sur 95 000 véhicules de livraison.
Les autres solutions de motorisations alternatives, qui reposent sur l’emploi de carburants de substitution à l’essence, sont un peu plus développées. Si l’on reprend les cas de FedEx et UPS, on trouve 1 400 véhicules de ce type (utilitaires et poids lourds confondus) chez le premier, et 1 000 camionnettes de livraison chez le second (carburant toutes au gaz naturel comprimé). En dehors de ces opérateurs de transport, l’essentiel des expériences impliquant des utilitaires à motorisation alternative est cependant le fait des administrations et collectivités locales.
Une seule exception, mais de taille,a été enregistrée en juin 2009, lorsque l’opérateur de télécommunications AT&T a annoncé un programme de conversion de 8 000 camionnettes de service à une motorisation au gaz naturel. Pour les entreprises moins déterminées, l’heure paraît cependant plutôt à l’attentisme, faute de visibilité suffisante sur les bénéfices réels et la viabilité des différentes solutions proposées à ce jour aux professionnels pour renouveler leurs flottes.
Dix exemplaires de la Smart Electric Drive, dont la commercialisation n’est prévue qu’en ...
La filiale Renault Environnement du constructeur français s’est associée à la société belge ...
A l’instar de ses confrères LeasePlan, Arval ou encore ALD Automotive, le loueur longue ...

Le loueur longue multimarques Elat poursuit son expansion régionale. Après l’Ile-de-France ...

Nancy Storp vient d’être nommée Directrice des ventes et marketing international d’Alphabet.
Le groupe Sage a nommé Stéphane Gourbeyre au poste de Directeur de la R&D de sa ...
GE Capital France, nouvelle division du groupe GE spécialisée dans les solutions de ...
Le loueur Arval lance un nouvel outil de pilotage et de reporting stratégique en ligne.