Prime à la casse et bonus écologique - Un bilan contrasté

Instaurés par l’État en 2008 pour relancer la consommation de voitures particulières, les bonus-malus écologiques et la prime à la casse auraient coûté 2,2 milliards d’euros, selon Pricewaterhouse- Coopers.

Ces mesures ont eu des effets positifs, pointe le cabinet d’audit, en orientant à la hausse les ventes de VP à 2,3 millions en 2009, alors qu’elles stagnaient à 2 millions depuis 2004. Les constructeurs français en ont profité : Renault a accru ses ventes de 7,5 % et Peugeot de 10 % sur la période 2008-2010. Ces deux aides ont également bénéficié à la recherche et développement sur les moteurs thermiques via le « downsizing » et aux avancées vers le véhicule électrique. D’autres conséquences positives sont à prendre en compte sur les recettes de TVA, l’augmentation des assurances souscrites, sur le maintien de l’activité des sous-traitants ou encore le recul de la facture énergétique.

 

À l’inverse, la balance commerciale française a pâti de ces mesures, relève PwC, l’assemblage de petites voitures françaises étant réalisé en bonne partie à l’étranger. En Allemagne, où l’État a dépensé jusqu’à 5 milliards d’euros dans des aides similaires, l’impact sur l’économie a été plus vertueux grâce à des capacités nationales de production plus élevées.

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