L’usine sera le site unique de production de la gamme Kangoo Z.E. et Kangoo Maxi Z.E. de deux et cinq places, avec une autonomie de 170 km. La voiture est produite sur la même ligne que son équivalent thermique. Ce qui permet de proposer un véhicule à un prix abordable, a souligné le P-DG de Renault, commercialisé dès la fin octobre à 20 000 euros HT soit 15 000 euros HT, déduction faite des incitations fiscales du gouvernement. Le même prix que le modèle thermique auquel il faut ajouter un loyer mensuel de 75 euros HT pour la batterie. Le Maxi Z.E., aménagé en deux ou cinq places, coûtera respectivement 1 200 et 2 000 euros plus cher.
2 à 3 000 véhicules seront produits d’ici la fin de l’année a annoncé Carlos Ghosn, 20 à 30 000 l’an prochain. L’usine emploie environ 2 100 salariés et une centaine de plus devraient participer à la production du Kangoo Z.E., dont la moitié en CDI.
Le résultat de l’appel d’offres de l’UGAP, qui regroupe plusieurs entreprises publiques autour de l’achat d’au moins 23 000 véhicules électriques et dont les résultats seront connus fin octobre, devrait « plus ou moins » influencer ce niveau de production, a-t-il estimé. Le P-DG de Renault s’est déclaré toutefois confiant, malgré la conjoncture « volatile » de ces derniers jours, sur les commandes. Fort de l’expérience de Nissan Leaf au Japon ou aux États-Unis, Carlos Ghosn a pu constater « qu’à chaque lancement de véhicule électrique, on sous-estime la demande ».
Pour le ministre de l’industrie qui a réuni la semaine dernière, autour d’une table ronde, les acteurs français du véhicule électrique, l’usine de Renault illustre l’avancée du programme industriel français et la diffusion au grand public du véhicule électrique. Éric Besson a aussi rappelé le soutien, notamment fiscal, du gouvernement à la branche automobile. Depuis 2008, le bonus automobile a ainsi représenté 2,3 milliards d’euros. Concernant l’annonce du premier ministre d’« ajustements » de ce bonus en 2012, Éric Besson a souligné ceux-ci ne perturberaient pas le lancement des modèles électriques et hybrides et s’est déclaré « optimiste sur l’arbitrage du premier ministre » pour les véhicules thermiques. Le ministre a également évoqué la question de la standardisation des normes de chargement des voitures et la nécessaire harmonisation européenne, qui devrait être évoquée début octobre à Bruxelles.








