Les constructeurs automobiles ont fait d’énormes progrès en termes de sécurité active et passive. A titre d’exemple, il y a une dizaine d’années, les véhicules n’étaient pas équipés d’ABS. Aujourd’hui, ils le sont tous. De plus, les motorisations ont évolué vers des consommations de plus en plus faibles. Dans les années qui viennent, nous allons basculer de la motorisation thermique, polyvalente, vers l’électrique et l’hybride. Le marché va se scinder en plusieurs segments et l’entreprise devra bien connaître ses modes d’utilisation pour choisir les véhicules adaptés. Dans ce sens, la télématique nous aidera à mieux connaître l’usage qui est fait de nos véhicules. Nous aurons une vision claire des trajets réalisés lors des tournées. Aujourd’hui, certains de nos usages ne sont pas connus. Nous devons mieux les connaître pour choisir les produits adaptés. Le kilométrage ne suffit pas. En revanche, les financements ne devraient pas connaître de révolution. Les entreprises qui ont opté pour l’achat devraient être intéressées par la LLD car les véhicules électriques mobilisent davantage de trésorerie. Les contrats qui prennent en compte la durée et le kilométrage vont également évoluer car, pour les batteries des véhicules électriques, on évoque des cycles de vie et non des kilométrages. Mais le sujet reste encore très vague. Les loueurs attendent de voir apparaître les premiers modèles électriques avant de se prononcer.
Sur le marché actuel, il existe de nombreux services. Il est difficile de prévoir quelles nouvelles prestations pourraient voir le jour. Quoi qu’il en soit, tout ce qui va vers un meilleur usage avec une baisse des coûts devrait se généraliser. Les prestations autour de l’organisation des déplacements sont promises à un bel avenir : l’auto-partage, la gestion des voyages, la visioconférence… Le véhicule deviendra une composante de la gestion de la mobilité. Les différentes solutions de déplacement vont converger au sein du même management.
La fin du véhicule Polyvalent
L’une des problématiques consistera à redéfinir le besoin de véhicules de fonction. Pendant la semaine, l’usage est personnel avec un collaborateur seul dans son véhicule. En revanche, le week-end, le véhicule de fonction accueille plusieurs passagers. Aucun produit ne répond avec pertinence à ses différents besoins. Dans le futur, il faudra rapprocher le véhicule de son utilisation et donc, s’éloigner du véhicule polyvalent qui s’adapte mal à chacune de ces fonctions. Ainsi, on peut imaginer qu’un véhicule secondaire soit attribué à certaines périodes spécifiques. Parallèlement, une flotte pourrait être mutualisée en fonction des besoins. Les pools de véhicules ont de beaux jours devant eux, même si aujourd’hui, nous n’en sommes qu’aux balbutiements en la matière. L’auto-partage apparaîtra parallèlement au véhicule de fonction. Et la stratégie adoptée devra se fondre dans le plan de déplacement de l’entreprise qui gèrera la multimodalité et s’adaptera au développement du co-voiturage. Pour optimiser les pneumatiques dont la gestion est difficile à maîtriser, il reste une marge de progression prometteuse. A titre d’exemple, il faudra réfléchir à la manière d’accompagner les conducteurs dans le contrôle des pressions. Enfin, le métier de responsable de flotte évolue avec un aspect environnemental qui prend de plus en plus d’importance. Parallèlement, il devient l’une des composantes du management des déplacements.











