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Accueil > Archives > Numero 139 > ENQUÊTE

Numéro 139, Juin 2008

ENQUÊTE
 
La pression monte. Après la taxe sur les véhicules de société (TVS) indexée sur les émissions de CO2, c’est désormais le système du bonus-malus qui pénalise les véhicules les plus polluants. La fiscalité se durcit et les entreprises réagissent avec plus ou moins de rapidité. Certaines, peu nombreuses, ont anticipé quand la majorité n’adapte sa stratégie qu’au coup par coup. Reste que les initiatives se multiplient. Quelques exemples à la loupe.

  Les flottes virent au vert
   
  S i la fiscalité est dissuasive, beaucoup d’entreprises déclarent étudier de près leurs émissions pour des raisons plus nobles. Entreprises responsables, elles veulent limiter leur impact sur l’environnement. Simple affichage pour redorer le blason de leur marque ou véritable stratégie suivie d’effet ? Sans doute un peu des deux. Reste que les entreprises –publiques ou privées– que nous avons interrogées ont réellement mis en place des mesures pour limiter durablement leur empreinte écologique.
C’est notamment le cas chez Bouygues Construction dont la flotte compte 9 500 véhicules, dont 500 poids lourds, 5 000 véhicules de services (utilitaires légers) et quelque 4 000 véhicules de fonction. Chaque année, cette flotte consomme 26 millions de litres de diesel et émet 70 000 tonnes de CO2. Fin 2003, le GIE qui gère la flotte a remis complètement à plat la car policy pour les voitures de fonction du groupe. A cette date, Bouygues Construction a décidé d’évaluer les coûts de détention pour établir sa grille d’attribution.
Le choix ne se fait donc plus en fonction du prix du véhicule, mais en fonction du TCO (voir dossier de notre dernier numéro). Au 1er janvier 2006, Bouygues Construction a décidé d’intégrer les émissions de CO2 à ce coût total de détention. « Le collaborateur regarde l’échelle de coût auquel il a droit et choisit ensuite la marque et le modèle en fonction de ce coût, explique Renaud Sornin, Directeur achat au sein du GIE Bouygues Construction Achat. Parallèlement, il a la possibilité de participer financièrement pour atteindre la catégorie supérieure à celle qui lui est attribuée. »

Une dynamique de la propreté
Avant la mise en place de cette nouvelle car policy, les véhicules de direction affichaient une moyenne de 160 grammes de CO2 au kilomètre et dix d’entre eux franchissaient le seuil fatidique des 200 grammes. Désormais, la...
 
   


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