Accueil Magazine Guide Formations

 


- Sommaire
- Edito
- Actualités
- Auto
- Dossier
- Guide
- Initiatives
- Mobilité
- Supplement
   
- Abonnez vous
- Archives
- Commander un ancien numéro


- Consulter le guide
- Commander le guide


- Consulter nos formations
- Demande d'information

 


- Agenda
- Nous contacter
- Qui sommes nous ?
 
 
 

 

Accueil > Archives > Numero 139 > Gestion

Numéro 139, Juin 2008

Gestion
 
Si le poste pneumatique affiche un budget modeste par rapport au coût total de détention, il est primordial en matière de sécurité. Gérer au plus juste ce poste permet donc de faire baisser la sinistralité, mais aussi de réaliser des économies substantielles. Un équipement à pister à la trace.

  Pneumatiques : un budget modeste pour un rôle essentiel
   
  L es chiffres parlent d’eux-mêmes : 6 % des accidents mortels en Europe seraient dus au sous-gonflage des pneumatiques. En 2004 en Europe, 260 000 accidents auraient été causés par des pneus sousgonflés dont 27 000 accidents avec blessures corporelles. En 2005, les accidents liés au sous-gonflage ont coûté 310 millions d’euros de dommages et intérêts (source FFA). Ces statistiques éloquentes sont complétées sur le sol français par une étude BVA réalisée en juin 2005 pour le compte de la Sécurité Routière. Ainsi, en France, la crevaison est à l’origine de 3 % des accidents autoroutiers. Près de 89 % des conducteurs confirment qu’ils contrôlent la pression de leurs pneumatiques moins d’une fois par an. Enfin, deux tiers des conducteurs contrôlent la pression de leurs pneus seulement avant de partir pour un long voyage.
Et pourtant, seul lien entre le véhicule et la route, le pneu est primordial pour la sécurité. Et les enjeux sont multiples. En cas d’accident, la responsabilité du conducteur peut être engagée tout comme celle du gestionnaire de parc et du chef d’entreprise. Les professionnels ont donc tout intérêt à mettre en place des procédures pour vérifier régulièrement l’état et la pression des pneus de leurs véhicules. Car les enjeux ne sont pas seulement juridiques, mais également financiers. Le coût d’un accident est loin d’être négligeable et ce, d’autant que les dommages sont corporels. Assurance et réparation sont les coûts apparents. Mais, derrière se cachent des coûts difficilement chiffrables, mais bien réels : l’indisponibilité d’un collaborateur, les conséquences psychologiques de la perte d’un manager ou d’un collègue, une image de marque entachée… Autres chiffres qui permettent de mieux cerner les enjeux : en France, une voiture sur deux roule avec des pneus sous-gonflés et un accident mortel sur 10 est lié à une mauvaise pression des pneus.

Le code à la lettre
Bref, organe de sécurité de première importance, le pneumatique se doit d’être irréprochable. En outre, si le pneu n’est pas suffisamment gonflé, le confort sonore est dégradé tout comme la tenue de route.Autres effets : la bande de roulement peut se séparer de la structure et la qualité de la suspension est altérée. Si l’enjeu principal d’une pression correcte reste la sécurité, celle-ci a aussi des conséquences en termes de coûts. Un véhicule qui roule avec des pneus sous-gonflés consomme davantage de carburant et s’use plus vite.Ainsi, un déficit de 0,5 bar entraîne une baisse de 30 % du rendement kilométrique. L’entreprise a donc tout intérêt à surveiller la pression des pneumatiques de sa flotte.
Si le code du travail oblige l’entreprise à évaluer les risques et à mettre en oeuvre des mesures pour les limiter, l’accident de la route répond aussi à d’autres enjeux juridiques. Ainsi, dans certains cas, la responsabilité du chef d’entreprise peut être engagée. De plus, le conducteur, salarié de l’entreprise, doit respecter le code la route. Ainsi, ce dernier précise que les pneumatiques doivent présenter sur toute leur surface de roulement des sculptures apparentes. Les rainures principales de la bande de roulement doivent par ailleurs afficher une profondeur d’au moins 1,6 millimètre. De plus, la différence entre la profondeur des rainures principales de deux pneumatiques montés sur un même essieu ne doit pas dépasser 5 millimètres. Mais un arrêté du 24 octobre 1994 complète l’article initial...
 
   


PUBLICITE