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Dans cette rubrique ce mois ci :
Gestion Télématique Navigation

Gestion
 
Si le poste pneumatique affiche un budget modeste par rapport au coût total de détention, il est primordial en matière de sécurité. Gérer au plus juste ce poste permet donc de faire baisser la sinistralité, mais aussi de réaliser des économies substantielles. Un équipement à pister à la trace.

  Pneumatiques : un budget modeste pour un rôle essentiel
   
  L es chiffres parlent d’eux-mêmes : 6 % des accidents mortels en Europe seraient dus au sous-gonflage des pneumatiques. En 2004 en Europe, 260 000 accidents auraient été causés par des pneus sousgonflés dont 27 000 accidents avec blessures corporelles. En 2005, les accidents liés au sous-gonflage ont coûté 310 millions d’euros de dommages et intérêts (source FFA). Ces statistiques éloquentes sont complétées sur le sol français par une étude BVA réalisée en juin 2005 pour le compte de la Sécurité Routière. Ainsi, en France, la crevaison est à l’origine de 3 % des accidents autoroutiers. Près de 89 % des conducteurs confirment qu’ils contrôlent la pression de leurs pneumatiques moins d’une fois par an. Enfin, deux tiers des conducteurs contrôlent la pression de leurs pneus seulement avant de partir pour un long voyage.
Et pourtant, seul lien entre le véhicule et la route, le pneu est primordial pour la sécurité. Et les enjeux sont multiples. En cas d’accident, la responsabilité du conducteur peut être engagée tout comme celle du gestionnaire de parc et du chef d’entreprise. Les professionnels ont donc tout intérêt à mettre en place des procédures pour vérifier régulièrement l’état et la pression des pneus de leurs véhicules. Car les enjeux ne sont pas seulement juridiques, mais également financiers. Le coût d’un accident est loin d’être négligeable et ce, d’autant que les dommages sont corporels. Assurance et réparation sont les coûts apparents. Mais, derrière se cachent des coûts difficilement chiffrables, mais bien réels : l’indisponibilité d’un collaborateur, les conséquences psychologiques de la perte d’un manager ou d’un collègue, une image de marque entachée… Autres chiffres qui permettent de mieux cerner les enjeux : en France, une voiture sur deux roule avec des pneus sous-gonflés et un accident mortel sur 10 est lié à une mauvaise pression des pneus.

Le code à la lettre
Bref, organe de sécurité de première importance, le pneumatique se doit d’être irréprochable. En outre, si le pneu n’est pas suffisamment gonflé, le confort sonore est dégradé tout comme la tenue de route.Autres effets : la bande de roulement peut se séparer de la structure et la qualité de la suspension est altérée. Si l’enjeu principal d’une pression correcte reste la sécurité, celle-ci a aussi des conséquences en termes de coûts. Un véhicule qui roule avec des pneus sous-gonflés consomme davantage de carburant et s’use plus vite.Ainsi, un déficit de 0,5 bar entraîne une baisse de 30 % du rendement kilométrique. L’entreprise a donc tout intérêt à surveiller la pression des pneumatiques de sa flotte.
Si le code du travail oblige l’entreprise à évaluer les risques et à mettre en oeuvre des mesures pour les limiter, l’accident de la route répond aussi à d’autres enjeux juridiques. Ainsi, dans certains cas, la responsabilité du chef d’entreprise peut être engagée. De plus, le conducteur, salarié de l’entreprise, doit respecter le code la route. Ainsi, ce dernier précise que les pneumatiques doivent présenter sur toute leur surface de roulement des sculptures apparentes. Les rainures principales de la bande de roulement doivent par ailleurs afficher une profondeur d’au moins 1,6 millimètre. De plus, la différence entre la profondeur des rainures principales de deux pneumatiques montés sur un même essieu ne doit pas dépasser 5 millimètres. Mais un arrêté du 24 octobre 1994 complète l’article initial...


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Télématique
 
Annoncée depuis des années, l’explosion du marché de la géolocalisation serait pour demain. Les différents acteurs proposent toujours davantage de fonctionnalités alors que les assureurs lancent de nouvelles offres qui s’appuient sur cette technologie. Ces innovations pourraient bien donner naissance à un nouveau mode de gestion des ressources mobiles.

  La géolocalisation prend enfin son envol dans les flottes
   
  L a vie du marché de la géolocalisation n’est pas un long fleuve tranquille.Au fil des années, des acteurs apparaissent, d’autres, voire parfois les mêmes, disparaissent quand les derniers font leur marché et réalisent rachat sur rachat. Au chapitre des disparus, figurent par exemple Global Eye Technology, qui a été le distributeur du britannique Minor Planet sur le sol français, ou encore Technium. Quant à masternaut, il a été racheté en 1996 par la Sanef, troisième opérateur autoroutier français, et ne cesse depuis de mener des opérations de croissance externe. Après s’être porté acquéreur d’une partie du portefeuille de clientèle de Minor Planet sur le sol français, le spécialiste de la géolocalisation a pris le contrôle de Mobiloc, filiale de TDF, et de Thales Telematics. Dernière opération en date,masternaut vient d’acheter la branche télématique de NSI. Prestataire de services dans l’intégration de l’électronique embarquée communicante, NSI a développé une brique essentielle pour l’acquisition et le traitement des données circulant sur un Bus Can. Pour masternaut, « l’achat de cette brique technologique brevetée était un élément indispensable pour notre développement car cette innovation permet, grâce à un petit boîtier relié à des pinces sans contact, de collecter et transmettre toutes les données circulant sur les Can Bus des véhicules. » Ainsi, désormais, masternaut peut remonter les kilométrages exacts ou encore les consommations. Cet ensemble de données est accessible sur l’interface web des clients de masternaut pour peu qu’ils aient souscrit à cette option.

La concentration en marche
Autre acteur, autre actualité, Car Telematics vient de nouer une alliance stratégique avec le groupe Steria, expert en conseil informatique, en intégration de systèmes et en infogérance pour les entreprises et les administrations. Cette alliance repose sur le lancement et la commercialisation par Car Telematics d’une offre qualifiée de « middle market » qui s’appuie sur l’expérience de Steria en matière de technologie machine to machine. Steria permet à Car Telematics de disposer d’une infrastructure fiable pour l’hébergement de la solution et apporte notamment ses compétences en matière de module de communication et de sécurisation.
Mais l’un des phénomènes marquants sur le marché ces dernières années a été l’arrivée de France Télécom. La division machine to machine de l’opérateur commercialise sous les couleurs d’Orange plusieurs offres de suivi de flotte et entend bien jouer un rôle majeur sur le marché. Le secteur ne cesse donc d’évoluer au fil des mois. Pour Eric Félix, qui dirige Car Telematics, « le phénomène de concentration est presque arrivé à son terme. Les besoins sociaux en termes de géolocalisation sont de plus en plus importants. Le métier s’est redimensionné. Les acteurs qui considéraient la géolocalisation comme une opportunité de métier sont partis. En revanche, les acteurs qui considèrent ce métier comme une activité de service ont trouvé leur place. »

Un marché difficile
De son côté, Jean-Marc Desbornes, Directeur commercial de masternaut, met en garde contre les modèles économiques développés par certains acteurs. « De nombreux intervenants proposent l’équipement et les services à leurs clients sous la forme d’un abonnement qui est collecté par leur partenaire financier. Dans ces conditions, ils n’ont pas de revenus récurrents et doivent courir continuellement après les nouveaux clients pour engranger assez d’argent pour financer les services qu’ils offrent. Dans ces conditions, nombreux sont ceux qui vont disparaître. » Et d’expliquer comment masternaut affirme sa différence : « nous ne gagnons pas d’argent sur la vente de matériel, mais sur l’abonnement mensuel qui nous revient directement. Ainsi, nous avons des revenus récurrents qui nous permettent d’assurer le service rendu à nos clients. » Un modèle vertueux qui serait l’exception sur le marché d’après Jean-Marc Desbornes. Dans ces conditions, les entreprises doivent être vigilantes quant au modèle économique choisi par leur fournisseur en matière de géolocalisation sous peine de le voir mettre la clef sous la porte du jour au lendemain. Et ce, d’autant plus que « le marché français est l’un des plus difficiles en Europe », explique Eric Félix.

Une communication bidirectionnelle
Quoi qu’il en soit, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à déployer des solutions de télématique. D’abord...


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Navigation
 
Le GPS est la star des produits de l’électronique grand public. Après avoir connu des records de ventes en 2006, la tendance se confirme en 2007 avec un doublement du marché. Reste à séparer le bon grain de l’ivraie au sein d’une offre pléthorique et ce, même si certaines marques abandonnent le combat.

  Les ventes de GPS continuent d’exploser
   
  L es ventes de systèmes de navigation autonomes ont atteint le seuil du million d’unités vendues en 2006 en France après trois ans seulement d’existence sur le marché.
« L’ascension fulgurante des systèmes autonomes, commente Julien Jolivet, Chef de groupe chez GfK, s’inscrit d’ores et déjà parmi les records historiques de l’électronique de loisirs en France. A titre de comparaison, il aura fallu 7 ans aux appareils photo numériques et 6 ans aux baladeurs mp3 pour franchir la barre du million d’unités annuelles vendues, contre seulement 3 ans pour les systèmes de navigation autonomes. Parallèlement, la cible visée par les acteurs de ce marché est à terme bien plus large que celle des seuls automobilistes et rejoint dans une certaine mesure le potentiel d’équipement de ces autres succès nomades. »
Et la tendance observée en 2006 s’est confirmée en 2007. Le GPS reste le produit du marché de l’électronique grand public qui connaît la plus importante progression. Ainsi, selon Julien Jolivet, il s’est vendu 2 500 000 systèmes de navigation en 2007, soit des volumes multipliés par deux en une année. « C’est la locomotive du marché de l’électronique, insiste Julien Jolivet. » Et d’ajouter : « En terme de prix, le marché a franchi un seuil plancher puisque certains GPS se vendent désormais sous la barre des 100 €. » Autre fait significatif, certains acteurs ont abandonné le marché à l’image de ViaMichelin. Raisons invoquées : l’activité n’est pas assez rentable et le marché est vampirisé par un leader laissant peu de place aux concurrents.

320 modèles différents
Toujours selon GfK, et si l’on exclut le segment des systèmes embarqués en première monte, 85 % des ventes de systèmes de navigation se font sur les PND (Personal Navigation Device) ou GPS portables. Les GPS embarqués en after market et la navigation sur terminaux mobiles se partagent les 15 % restants. D’après l’institut de recherche, le taux d’équipement des foyers en GPS s’établit à 15 % (12 % pour les PND). « Ce taux relativement faible laisse une marge de progression très importante, explique Julien Jolivet. De plus la navigation piétonne va aussi contribuer à doper le marché. » A la fin de l’année 2007, GfK a identifié 30 à 40 marques pour plus de 320 modèles différents. Julien Jolivet constate qu’il y a une concurrence sévère qui a eu pour conséquence de faire baisser les prix. Le prix moyen...


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