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Dans cette rubrique ce mois ci :
ENQUÊTE Incentive Véhicules électriques

ENQUÊTE
 
Souvent indépendants et désireux de le rester, mais parfois aussi filiales de banques qui matérialisent ainsi un intérêt récent pour la LLD, les « petits loueurs » affichent leur totale confiance dans leur stratégie et dans la justesse de leur développement, entièrement organisé autour de la clientèle TPE-PME.

  Quelle stratégie gagnante pour les « petits loueurs » ?
   
  I ls se tiennent à l’écart des grandes concentrations du secteur, n’entendent pas rivaliser avec les mastodontes filiales de constructeurs et autres groupes bancaires, et ont encore du mal à se faire connaître en dehors de leur région d’origine. Pourtant, sur un marché de la location longue durée qui poursuit sa croissance avec des progressions annuelles de plus de 4 à 5 % en volume et de 7 % en valeur, les « Petits Poucets » de la LLD ne nourrissent aucun complexe. Bien au contraire, ils font entendre leur « petite musique », faite de grande proximité avec les clients, de services «sur-mesure» et de réactivité.
Lorsqu’on les interroge sur leurs axes de croissance et de progrès, bon nombre d’entre eux utilisent la comparaison avec l’hôtellerie : « Il n’y a pas que les palaces et les quatre étoiles en France. Il y aussi de la place pour des gîtes, des auberges, des hôtels de charme, qui séduisent et fidélisent un certain type de clientèle. Dans la location longue durée, c’est la même chose. Il y a aujourd’hui des acteurs qui proposent des services ad hoc et de plus en plus de conseils à des entreprises qui ont des problématiques précises de mobilité », souligne Alexandre Kiatibian, fondateur et PDG d’AGL Services, installé dans la région Aix-Marseille.

1. Quelle stratégie ?
Les « petits loueurs » jouent dans leur grande majorité la carte de l’implantation et de l’ancrage local. AGL Services qui fête cette année ses 25 ans d’existence (la société a été créée en 1983) mais dont le développement dans la LLD date de 2000, privilégie son extension dans le sud de la France, essentiellement autour d’Aix et de Marseille. Car’Go, qui souffle en 2008 ses 20 bougies, a démarré son activité en Rhône-Alpes avant d’essaimer un peu partout en France. Pour sa part CGFF, fondé en 1986, a organisé son implantation dans les Dom-Tom (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Saint-Martin), tandis que Noumea Renting ou Loc Auto Sarl ciblent leur développement sur la Nouvelle-Calédonie. Fruit d’un partenariat en février 2000 entre un concessionnaire Renault des Herbiers et le Crédit Mutuel Océan, Auto Euro Location dirigée par Claude Courgeon, privilégie de son côté la croissance de son activité et de son parc sur trois régions essentiellement : la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime. Le loueur, aujourd’hui entièrement entre les mains du Crédit Mutuel Océan, et dont le siège est installé à La Roche Sur Yon, affiche entre 30 et 40 % de part de marché sur le département de la Vendée et autour de 20 % en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres. Quant au loueur Elat (Européenne de location automobile Trosset), il a d’abord structuré son développement en région...


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Incentive
 
Le patron des Transports Laure a déployé une flotte de 125 Clio diesel qu’il loue à ses collaborateurs un euro par jour. Un concept innovant pour augmenter leur pouvoir d’achat et un outil pour fidéliser ses salariés et en attirer de nouveaux. Fort de sa réussite, Dominique Laure s’apprête à commercialiser son concept.

  Dominique Laure lance la voiture à 1 euro par jour
   
  « En octobre 2007, on parlait beaucoup de Carla Bruni et pas encore du pouvoir d’achat. De mon côté, je cherchais déjà à la manière d’améliorer la condition économique de mes collaborateurs. » Dominique Laure, ancien conducteur routier qui a créé son entreprise de transport en 1986, a lancé en avril une opération originale : proposer à ses collaborateurs une voiture contre un euro par jour. Mais si ce patron entreprenant a choisi cette formule, ce n’est pas par simple altruisme. Le marché de l’emploi des chauffeurs routiers est particulièrement tendu. Avec les prochains départs à la retraite des professionnels, il devrait manquer 50 000 chauffeurs dans les 5 ans à venir. Avec le bâtiment et l’hôtellerie, le transport fait partie des secteurs qui rencontrent le plus de difficultés à recruter. En cause : une image dégradée du métier et des salaires peu élevés. Un conducteur régional qui rentre chez lui tous les soirs affiche un salaire mensuel de 1 750 euros nets pour une moyenne de 180 heures de travail par mois quand un conducteur sur grandes distances empoche 2 500 à 3 000 euros nets pour 200 à 210 heures de travail par mois. De plus, le métier réclame de l’autonomie et un comportement responsable. Bref, le secteur manque de main d’oeuvre et le turn-over est important. Pour les Transports Laure, 12 % de l’effectif était renouvelé chaque année. Ce manque de main d’oeuvre est particulièrement aigu au printemps alors que la demande est plus importante. « Tous les ans, en juin, je ne trouvais personne pour remplacer mes chauffeurs qui partaient. La productivité baissait, tout comme le chiffre d’affaires. Un poids lourd immobilisé sur le parking me coûte 600 euros de chiffre d’affaires en moins par jour. »

Un outil de fidélisation
Pour fidéliser ses collaborateurs, Dominique Laure cherche donc un moyen d’améliorer leur pouvoir d’achat sans mettre en péril son résultat d’exploitation. « Certains sont smicards et criblés de dettes. Je le voyais quand nous avions des demandes d’avance ou des saisies sur salaire. » Implantés à 8 kilomètres de Nantes, les Transports Laure ne sont pas desservis par les transports en commun. De plus, les prix de l’immobilier dans la première couronne de la cité ont atteint des prix incompatibles avec les capacités financières des collaborateurs de l’entreprise. Ceux-ci achètent donc à 40 ou 50 kilomètres de la ville. Dans ces conditions, ils sont obligés d’avoir un véhicule pour venir travailler. Le gain réalisé par l’achat d’un foncier éloigné de la ville à un prix moindre est encore favorable par rapport au coût des transports quotidiens. « Le véhicule est le deuxième poste de dépenses dans une famille. Pour ma flotte de poids lourds, je dispose de tous les outils pour calculer leur prix de revient. Avec le même outil, j’ai calculé le coût de revient des véhicules de mes collaborateurs : amortissement, frais financiers, assurance, carte grise, entretien… Hors carburant, le budget véhicule de mes collaborateurs s’élevait à 2 300 euros par an. Pour venir travailler, le coût du carburant s’établit à 1 300 euros par an. Bref, détenir un véhicule mobilise deux mois de salaires. »

Un avantage immédiat
Dominique Laure décide alors d’étudier la possibilité de fournir un véhicule à ses collaborateurs. « Leur véhicule leur coûtait 2 300 €, auquel j’ai enlevé 1 euro par jour car je voulais qu’ils payent. Si j’avais dû les augmenter de 2 000 €, j’aurais dû payer 22 % de charges salariales et 38 % de charges patronales. Cela m’aurait coûté 3 600 €.» Dominique Laure cherche donc le moyen de leur donner une rémunération dégagée de toute charge. Or, le patron des Transports Laure ne voulait pas opter pour la participation. « Si un chauffeur casse un poids lourd et que le lendemain il touche sa participation, l’impact psychologique sur les autres chauffeurs est énorme, l’effet dévastateur. Ils vont se dire : « Tu casses ou tu ne casses pas le bahut, tu touches la même chose. » De plus, la participation n’est versée qu’après une année de travail alors que la mise à disposition du véhicule est effective dès l’entrée dans...


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Véhicules électriques
 
La société monégasque étoffe sa gamme de véhicules électriques. Elle prépare l’arrivée sur le marché d’une Fiat Panda utilisant des batteries de nouvelle génération.

  Newteon : tant qu’il y aura des piles
   
  C réée en août 2006, à Monaco, par l’ingénieur italien Sergio Contaldo, la SARL Newteon veut rester pionnière dans sa spécialité. Affichant après quelques mois de fonctionnement, une trentaine de véhicules commercialisés, elle s’adresse principalement à des gérants de flotte automobiles (collectivités, entreprises, administrations) auxquels elle propose une gamme de sept produits de tailles diverses. Distributeur exclusif des enseignes Micro-Vett et Piaggio, Newteon recouvre l’ensemble des besoins avec des véhicules entièrement électriques ou hybrides. Le premier (80 % de la gamme proposée) est le numéro un européen du secteur avec plus de 5 000 véhicules en circulation quotidienne, placés chez Disneyland Paris, DHL, la Poste, présents en Italie (90 taxis à Rome), en France ou en Norvège. Le second est un spécialiste du véhicule pratique, avec son « Porter » peu encombrant, silencieux et non polluant.

Usage hybride
« En fait, nous achetons ces véhicules à ces deux fabricants, explique la direction, pour les revendre ensuite par l’intermédiaire d’un réseau de détaillants, lesquels assurent la maintenance et le SAV. Nous ne pratiquons pas pour l’instant de locations longue durée, mais nous y réfléchissons, et la majorité de nos utilisateurs sont des sociétés commerciales ou des administrations. Nous avons également quelques particuliers ou artisans indépendants. » Les municipalités de Cannes, Monaco, Narbonne, Imola, des services livraisons, des entrepreneurs qui souhaitent se donner une image propre, ont été parmi les premiers à se fournir auprès de Newteon ou à solliciter l’entreprise pour qu’elle fournisse une réponse adaptée à leur demande, en cours d’étude. La gamme de véhicules déjà riche devrait se renforcer prochainement avec la Fiat Panda rééquipée par Micro-Vett avec des batteries utilisant les nanotechnologies. « Elles pourront être rechargées en 10 minutes contre 8 heures habituellement. Leur durée de vie va être multipliée par dix. Ces voitures disposeront également d’une plus grande autonomie. Pour l’instant, on en est au prototype, mais elles devraient se trouver rapidement sur le marché, sous le nom de « Micro-Vett électrique » et nous nous positionnons pour leur acquisition pour 2008/2009. »

Développement d’un réseau de proximité
Newteon continuera malgré tout à commercialiser ses modèles standards utilisant des batteries au plomb ou lithium. « En ce qui concerne les batteries au plomb, compte tenu de leur prix plus accessible, elles s’adaptent parfaitement à certains usages, notamment pour des communes dont le territoire est réduit. » Quant aux voitures équipées en batterie au lithium, plus chères, mais moins que les futures «nano» elles sont...


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