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Numéro 139, Juin 2008
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Télématique |
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Annoncée depuis des années, l’explosion du marché de la géolocalisation serait pour demain. Les différents acteurs proposent toujours davantage de fonctionnalités alors que les assureurs lancent de nouvelles offres qui s’appuient sur cette technologie. Ces innovations pourraient bien donner naissance à un nouveau mode de gestion des ressources mobiles.
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La géolocalisation prend enfin son envol dans les flottes |
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L
a vie du marché de la géolocalisation n’est pas un long fleuve tranquille.Au fil des années, des acteurs apparaissent, d’autres, voire parfois les mêmes, disparaissent quand les derniers font leur marché et réalisent rachat sur rachat. Au chapitre des disparus, figurent par exemple Global Eye Technology, qui a été le distributeur du britannique Minor Planet sur le sol français, ou encore Technium. Quant à masternaut, il a été racheté en 1996 par la Sanef, troisième opérateur autoroutier français, et ne cesse depuis de mener des opérations de croissance externe. Après s’être porté acquéreur d’une partie du portefeuille de clientèle de Minor Planet sur le sol français, le spécialiste de la géolocalisation a pris le contrôle de Mobiloc, filiale de TDF, et de Thales Telematics. Dernière opération en date,masternaut vient d’acheter la branche télématique de NSI. Prestataire de services dans l’intégration de l’électronique embarquée communicante, NSI a développé une brique essentielle pour l’acquisition et le traitement des données circulant sur un Bus Can. Pour masternaut, « l’achat de cette brique technologique brevetée était un élément indispensable pour notre développement car cette innovation permet, grâce à un petit boîtier relié à des pinces sans contact, de collecter et transmettre toutes les données circulant sur les Can Bus des véhicules. » Ainsi, désormais, masternaut peut remonter les kilométrages exacts ou encore les consommations. Cet ensemble de données est accessible sur l’interface web des clients de masternaut pour peu qu’ils aient souscrit à cette option.
La concentration en marche
Autre acteur, autre actualité, Car Telematics vient de nouer une alliance stratégique avec le groupe Steria, expert en conseil informatique, en intégration de systèmes et en infogérance pour les entreprises et les administrations. Cette alliance repose sur le lancement et la commercialisation par Car Telematics d’une offre qualifiée de « middle market » qui s’appuie sur l’expérience de Steria en matière de technologie machine to machine. Steria permet à Car Telematics de disposer d’une infrastructure fiable pour l’hébergement de la solution et apporte notamment ses compétences en matière de module de communication et de sécurisation.
Mais l’un des phénomènes marquants sur le marché ces dernières années a été l’arrivée de France Télécom. La division machine to machine de l’opérateur commercialise sous les couleurs d’Orange plusieurs offres de suivi de flotte et entend bien jouer un rôle majeur sur le marché. Le secteur ne cesse donc d’évoluer au fil des mois. Pour Eric Félix, qui dirige Car Telematics, « le phénomène de concentration est presque arrivé à son terme. Les besoins sociaux en termes de géolocalisation sont de plus en plus importants. Le métier s’est redimensionné. Les acteurs qui considéraient la géolocalisation comme une opportunité de métier sont partis. En revanche, les acteurs qui considèrent ce métier comme une activité de service ont trouvé leur place. »
Un marché difficile
De son côté, Jean-Marc Desbornes, Directeur commercial de masternaut, met en garde contre les modèles économiques développés par certains acteurs. « De nombreux intervenants proposent l’équipement et les services à leurs clients sous la forme d’un abonnement qui est collecté par leur partenaire financier. Dans ces conditions, ils n’ont pas de revenus récurrents et doivent courir continuellement après les nouveaux clients pour engranger assez d’argent pour financer les services qu’ils offrent. Dans ces conditions, nombreux sont ceux qui vont disparaître. » Et d’expliquer comment masternaut affirme sa différence : « nous ne gagnons pas d’argent sur la vente de matériel, mais sur l’abonnement mensuel qui nous revient directement. Ainsi, nous avons des revenus récurrents qui nous permettent d’assurer le service rendu à nos clients. » Un modèle vertueux qui serait l’exception sur le marché d’après Jean-Marc Desbornes. Dans ces conditions, les entreprises doivent être vigilantes quant au modèle économique choisi par leur fournisseur en matière de géolocalisation sous peine de le voir mettre la clef sous la porte du jour au lendemain. Et ce, d’autant plus que « le marché français est l’un des plus difficiles en Europe », explique Eric Félix.
Une communication bidirectionnelle
Quoi qu’il en soit, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à déployer des solutions de télématique. D’abord...
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