La France roulera-t-elle à l’électrique en 2020 ?

Dans son rapport sur le marché des véhicules électriques et hybrides, l’institut Xerfi estime que les ventes de VE vont doubler chaque année jusqu’à atteindre les 180 000 unités en 2020.

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Véhicule électrique

« Entre une action efficace des pouvoirs publics, des constructeurs nationaux offensifs, des prix de l’électricité bas et un maillage du territoire satisfaisant en termes de bornes, la France fera partie des pays les plus avancés dans ces technologies à moyen terme », prévoit Xerfi. Selon le cabinet d’études économiques, les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables représenteront ainsi 7 % du marché français à l’horizon 2020, contre 3 % à l’échelle mondiale avec 3 millions d’unités vendues.

Même si la part de marché des VE n’atteint qu’1 % à l’heure actuelle dans l’Hexagone, les immatriculations s’affichent en hausse constante depuis 2012, et la barre des 100 000 unités vendues a été récemment franchie (voir notre brève). Cette tendance a été soutenue fin 2016 par les nouvelles mesures législatives et en particulier le renforcement du bonus à l’achat (voir notre article), ainsi que par la baisse du prix des batteries.

Des modèles multi-énergies

Côté constructeurs, c’est le développement des plates-formes multi-énergies qui dynamise le marché. Plutôt que de concevoir des véhicules électriques ou hybrides spécifiques, les marques déclinent les motorisations sur des modèles uniques ‒ une stratégie plus rentable et moins risquée. C’est le cas de PSA qui travaille sur une plate-forme multi-énergies avec son partenaire chinois Dongfeng et proposera des VE sur les segments A et B d’ici 2019. Renault mise pour l’instant sur l’amélioration de ses modèles : la technique a fait ses preuves avec la sortie de la nouvelle Zoé qui a porté les ventes de VP au premier trimestre 2017.

L’hybride rechargeable, future vedette ?

En dépit du faible volume de ventes, Xerfi parie également sur le développement de l’hybride rechargeable, avec pour argument principal le positionnement des marques premium sur le secteur. Citons par exemple Mercedes avec le SUV GLC 350e (voir l’essai), le BMW X5 40e (voir l’essai). Selon le cabinet d’études, l’hybride rechargeable pourrait aussi séduire les marques grand public pour les segments supérieurs. C’est déjà le cas chez Kia avec l’Optima et le Niro (voir l’article).

L’hydrogène pour les flottes ?

D’après Xerfi, des véhicules hydrogène commenceront à être commercialisés en nombre significatif sur de petites séries d’ici 2020 à destination des flottes. D’importants acteurs industriels français s’investissent déjà dans le développement de la filière, tels Air Liquide, Engie et Alstom, membres de l’Hydrogen Council (voir notre article). En revanche, les français sont en retard face à leurs concurrents tels Honda, Toyota, Nissan et Hyundai : la Toyota Mirai a débarqué en France en septembre 2016 (voir l’article) et Volkswagen a équipé sa Golf dès 2014 (voir l’article). Renault pourra toutefois compter sur son alliance avec Nissan dont la technologie de pile à combustible sera commercialisée en 2020.

 

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