Un 600e camion Iveco au bioGNV pour Jacky Perrenot et Carrefour

Pour son client Carrefour, le transporteur Jacky Perrenot a reçu son 600e camion Iveco au bioGNV. Un carburant qui s’inscrit dans l’objectif de l’enseigne de sortir du diesel d’ici 2030.
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Les véhicules au biogaz devraient atteindre 24 % de la flotte de Jacky Perrenot d’ici fin 2025, puis 30 % d’ici fin 2030, affirme Philippe Givone, P-DG du transporteur.

Le 13 septembre 2021, le Groupe Jacky Perrenot et son client Carrefour se sont vu remettre le titre de « Biométhane Ambassador » par Iveco. Un titre qui récompense la remise des clés du 600e camion Iveco au bioGNV que Jacky Perrenot intègre dans la flotte de Carrefour. « En Europe, sept véhicules sur dix qui ne roulent pas au gazole sont des Iveco au GNV, justifie Clément Chandon, directeur produits d’Iveco. Sans la constance du groupe Perrenot et de Carrefour dans leur transition énergétique, nous n’aurions pas pu créer cette flotte. »

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Clément Chandon, directeur produits d’Iveco, Philippe Givone, P-DG de Jacky Perrenot, Emilio Portillo, DG d’Iveco Trucks France, et Thomas Mathieu, responsable RSE Supply Chain de Carrefour, devant le 600e camion au bioGNV de la flotte de Jacky Perrenot. © M. Grinand

Économie et autonomie du biogaz

D’ici fin 2022, nous prévoyons d’atteindre 1 200 véhicules bioGNC et de contribuer à la construction de vingt stations publiques de BioGNC », avance Thomas Mathieu, directeur RSE de Carrefour. © M. Grinand

Pour Thomas Mathieu, responsable RSE Supply Chain de Carrefour, cet engagement participe de l’objectif de l’enseigne de « sortir du diesel d’ici 2030. Le bioGNC s’est avéré adapté à notre organisation de transport et nous économise 100 t de CO2 par an par véhicule. Nous complétons la boucle vertueuse en valorisant nos déchets par la production de biométhane. »

P-DG de Jacky Perrenot, Philippe Givone surenchérit : « Nous sommes convaincus de la pertinence économique et opérationnelle du véhicule au bioGNV. Il permet d’accéder aux ZFE-m et d’effectuer des livraisons de nuit. En outre, la conversion au bioGNV est facilitée par une autonomie, un temps de recharge, un confort de conduite et un retour sur investissement équivalents à ceux d’un véhicule diesel sur six ans si le camion parcourt 120 000 km par an », décrit-il.

Trente ans de bioGNV

Pour Iveco, Clément Chandon, défend son produit en soulignant que seul le bioGNV décarbone le TRM à moindre coût. « Si les méthaniseurs produisent seulement 55 TWh de biogaz d’ici 2030, soit deux fois le potentiel de décarbonation exigé par l’Union Européenne, nous ferons rouler 50 % du parc français de camions, de bus, de cars et de tracteurs agricoles, en assurant une rentabilité aux transporteurs et aux énergéticiens. D’ici 2025, les cabines aérodynamiques, les réservoirs quadrangulaires et l’allongement à 16,50 m des ensembles routiers permettront aux tracteurs routiers de parcourir 2 000 à 2 500 km avec du GNC et jusqu’à 4 000 km avec du GNL. Même si un mix énergétique est envisagé, le biogaz durera au moins trente ans », conclut Clément Chandon.

© M. Grinand
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