A Seyssinet Pariset (38), du GNV et de l’électrique depuis 15 ans

Philippe Perier Cambyt est responsable du parc matériel à la mairie de Seyssinet Pariset, dans la banlieue de Grenoble. Il évoque la politique d’équipement que sa commune mène déjà depuis une quinzaine d’années.

- Magazine N°138
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« Nous avons commencé à nous intéresser aux voitures propres dans les années 1993-94 avant le vote de la Loi sur l’air et, depuis, nous veillons à renouveler 20 % de notre parc avec des véhicules respectant les normes environnementales. Nous avons remplacé il y a peu nos véhicules GNV en faisant appel à Fiat, parce que leurs derniers modèles Panda ont été très bien conçus. Les bouteilles de GNV, qui prennent quand même de la place, ont été disposées à la place de la transmission, si bien qu’il n’y a pas de perte d’espace, un avantage pour nous. Chez d’autres constructeurs, cela ressemble parfois à du bidouillage. Le GNV est moins cher à l’usage et équivalent aux moteurs thermiques à l’entretien. Nous avons constaté qu’après 60 000 km, les culasses des moteurs GNV sont presque neuves, ce sont des moteurs plus sains. Concernant l’alimentation, nous avons la chance d’avoir accès à une station de recharge rapide à 2 km à la Régie Gaz et Electricité de Grenoble. Nous avons aussi quelques véhicules électriques, Citroën et Peugeot, dont nous sommes aussi très satisfaits, mais nous regrettons qu’il n’y ait pas assez de compétences dans le réseau pour assurer l’après-vente. Ces véhicules ont une autonomie relativement faible, nous roulons donc avec uniquement en plaine. Autre problème, le prix des batteries est élevé, le contrat de location est obligatoire et revient à 100 € par mois. Heureusement qu’avec les différentes subventions que nous obtenons, parfois jusqu’à 4 000 € par véhicule, nous diminuons nettement le différentiel de prix avec un véhicule thermique. »

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