Achat, LLD, gestion : en route vers la rationalisation

Les collectivités optent encore largement pour l’achat de leur parc automobile mais un certain glissement vers une gestion externalisée des flottes est enregistré.

- Magazine N°138
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Aujourd’hui la question est ouverte au point que tout peut être envisagé et mis en œuvre : depuis la collectivité qui possède et entretient elle-même sa flotte avec des garages intégrés jusqu’à l’externalisation à 100 % en passant par des options intermédiaires tel que le « fleet management ».

Plus que jamais confrontées à des problèmes budgétaires, à la volonté ambiante d’alléger la charge fiscale des citoyens, les collectivités ont pour objectif partagé de trouver des solutions parmi les plus économiques… mais qui n’obèrent pas gravement leur fonctionnement.

De fil en aiguille, les chefs de services, les comptables et les directions concernées en arrivent progressivement à la réponse qu’offre la location longue durée au problème posé. Même si la part des collectivités déjà conquises à ce type de gestion est encore très minoritaire, la tendance s’affirme.

Pourquoi l’externalisation ?

Le choix de l’externalisation est le fruit d’une histoire avec son processus lent et naturel qui peut paraître inéluctable. A ce propos, Yves-Marie Legrand, Directeur Général Adjoint de Dexia LLD exprime la tendance ainsi : « plusieurs raisons objectives amènent à penser que ce mode de gestion des parcs automobiles publics et associatifs continuera de se développer dans les années à venir. La nécessité de maîtriser ses coûts de fonctionnement est de plus en plus prégnante. Le passage à la location longue durée de grosses entités de la sphère publique (ministères, conseils généraux…) démontre cette prise de conscience des acheteurs publics. »

D’autre part, ajoute Yves-Marie Legrand : « la LLD est un mode de gestion qui permet de vraiment parler d’équilibrage budgétaire. Le principe de loyers fixes sur la durée des contrats est un réel avantage en terme de prévision, de sécurité et de lisibilité budgétaire. » Et tout ceci, sans compter que la LLD permet aussi de maintenir un parc automobile au meilleur niveau qualitatif (en outre respectueux de l’environnement selon les modèles choisis) renvoyant ainsi une image améliorée des collectivités qui y souscrivent.

Filiale de Dexia Crédit Local et du loueur Arval, Dexia LLD est un partenaire de référence dans le secteur public local et social. « Cette position de leader nous permet de proposer des solutions adaptées aux spécificités des partenaires historiques de Dexia Crédit Local : administrations, collectivités locales, secteur sanitaire public, logement social, associations, etc. » expliquent ses dirigeants. Mais s’il est vrai que l’intérêt des collectivités pour la LLD est manifeste, il reste bien du chemin à parcourir, ajoute Yves-Marie Legrand. Une preuve : « en 2005, les appels d’offres des marchés publics concernant la LLD étaient au nombre de 330 exactement… Et en 2007, on passait déjà à pas moins de 800 ». Ceci étant, précise-t-il : « le parc public est encore à 85 ou 90 % constitué de véhicules en achat classique. Le restant est très largement tourné vers la LLD ».

Il y a donc encore une très vaste marge de manœuvre en perspective pour l’externalisation totale ou partielle des flottes d’un secteur public encore très marqué par « une culture de l’achat » dit notre interlocuteur. Toutefois, il est difficile de donner un chiffre exact reflétant le parc automobile spécifique des collectivités. Néanmoins, pour fixer les idées, signale Yves-Marie Legrand, il faut savoir que « le parc de l’Etat est constitué de 150 000 véhicules, et que ce chiffre peut être doublé si l’on ajoute les 600 principales collectivités françaises… Et tout ceci dans un pays comptant 36 000 communes et de très nombreux organismes publics également équipés de flottes. »

Trouver un interlocuteur convaincant… et adéquat

Une fois qu’une collectivité a évalué ses besoins, son but final est de se retrouver face à un interlocuteur réellement valable. « Avec à peu près 20 % des marchés publics, nous sommes le leader dans notre créneau » indique le DGA de Dexia LLD en guise de réponse à cette inquiétude.

Comment un spécialiste peut-il convaincre une collectivité ? Les professionnels le laissent entendre : en étant, sans conteste, spécialisé et en appréhendant bien l’esprit des marchés publics grâce à la connaissance de leurs modes de fonctionnement, des mécanismes d’appels d’offres et des contraintes juridiques qui leur sont propres.

Les arguments du développement durable

Il faut aussi savoir répondre aux attentes actuelles comme, par exemple, celle du développement durable représentant aujourd’hui un vrai poids politique. « Ainsi avons-nous gagné un important marché municipal en mettant en avant cet argument et en faisant figurer des Smart et des Prius dans notre offre », indique Yves-Marie Legrand. Dans cet ordre d’idée, la question du CO2 étant devenue centrale, un prestataire attentif saura apporter son expertise : évaluation d’émission, proposition adaptée d’évolution du parc font donc partie intégrante d’une proposition cohérente.

Les arguments de l’économie et de l’optimisation

Malgré tout, reconnaît notre interlocuteur, convaincre encore et toujours les collectivités est un véritable « travail de pèlerin » à l’occasion duquel on met notamment en avant un argument de poids : « le loyer financier de la location longue durée ne représente seulement que 30 à 40 % du coût global d’un véhicule acheté et entretenu par son propriétaire », ceci venant s’ajouter au fait que la collectivité est libérée des soucis habituellement attachés à la gestion d’un parc intégré.

Elément en faveur de l’externalisation qui s’additionne aux précédents, la gestion des sinistres est optimisée : rapidité d’intervention, prise en charge des véhicules et des personnes, réparation, remplacement, véhicules

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