Aliapur n’a pas atteint son objectif de collecte de pneus

Pour la première fois depuis sa création, la filière de valorisation des pneumatiques usés Aliapur n’a pas atteint son objectif de collecte.

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Chaque année, les producteurs de pneus versent auprès d’Aliapur une éco-contribution en échange de la collecte de leurs pneus usagés. Un financement modulé en fonction des volumes mis sur le marché l’année précédente.

Et en 2012, la demande de collecte a été particulièrement élevée. Raison principale : Aliapur a décroché pas moins de 26 nouveaux contrats, parfois obtenus avec l’aide de l’État qui a rappelé à l’ordre les entreprises récalcitrantes à déclarer les volumes mis sur le marché. Conséquence : un tonnage de pneus usagés à récolter encore jamais atteint, comme l’explique Éric Fabiew, directeur général d’Aliapur : « Alors qu’en 2011, nous avions 297 000 tonnes à collecter, le volume s’élevait à 322 000 t pour l’année suivante. Mais parallèlement, le marché du pneu de tourisme a lui régressé de 5 % en 2012, ce qui a réduit de tout autant la collecte des pneus usagés. »

Ainsi, malgré les 120 932 opérations de collectes en 2012, Aliapur n’a réussi à récolter que 293 000 t contre les 332 000 prévues, soit un déficit de 29 000 t de pneus non collectés. « Les sommes perçues par Aliapur, issues du versement de l’éco-contribution des producteurs et non dépensées, serviront donc à financer la collecte de l’année prochaine. Elle s’annonce déjà plus calme avec un volume atteignant un niveau normal d’environ 300 500 t », conclut Éric Fabiew.

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