Aménagement des utilitaires : Sortimo complète sa gamme

Pour faire découvrir sa gamme Globelyst C, Sortimo a accueilli pendant deux semaines, fin janvier, dans son usine de Zusmarshausen près de Munich, ses forces de vente, distributeurs, grands comptes européens, ainsi que les représentants de l’automobile et de la presse.

- Magazine N°176
869

La gamme Globelyst C, qui devrait arriver en France courant 2013, est destinée aux entreprises qui souhaitent supprimer les kilos superflus dans leurs utilitaires. Équivalente à Globelyst M, elle intègre des éléments en fibre composite, plus légers et solides que le métal, étanches et résistants à la chaleur ou aux acides de batterie. À aménagement comparable par rapport à certains de ses concurrents, Sortimo proposerait cet équipement à un prix et un poids réduits respectivement de 30 % et de 20 %.

Un nouveau pas dans la stratégie de développement de Sortimo qui compte bien poursuivre dans la voie de l’innovation. Dans ses projets, la gestion informatisée des mallettes d’outils qui s’intègre dans ses aménagements, grâce notamment à l’emploi de puces RFID. Une innovation pour se démarquer dans un marché à fort potentiel… et très concurrentiel.

Globelyst C vient compléter les trois autres gammes de l’équipementier allemand. Première d’entre elles, Simpleco, conçue pour concurrencer directement les équipements bois, se veut un aménagement à prix modeste, de 350 à 700 euros, facilement adaptable dans les utilitaires légers, avec des étagères à fixer en hauteur pour libérer l’espace au sol. Lancée il y a un an, Carmo est une gamme de planchers en composite léger prévus pour s’adapter dans des coffres de breaks, SUV ou petits utilitaires, avec des fixations sûres pour les matériels transportés. Enfin, Sortimo commercialise avec Globelyst M, lancée en 2011, une gamme d’aménagements d’utilitaires.

Cette opération de communication de grande ampleur autour de Globelyst C est aussi révélatrice de la confiance de l’entreprise dans ses produits. Début 2012, Sortimo estimait son chiffre d’affaire 2011 à 130 millions d’euros, en hausse de 24 millions par rapport à 2010. Fin 2011, l’usine allemande, d’où sort l’ensemble de la production de la marque, faisait appel à quelque 150 intérimaires en appoint de ses 800 salariés pour faire face à la demande.

Un marché français des équipements à développer

Cette demande est en partie issue du marché français. En 2011, la filiale hexagonale, implantée à Gonesse dans le Val d’Oise, prévoyait entre 5 et 6 millions d’euros de chiffre d’affaires pour une vingtaine de salariés. Elle distribue ses produits à travers une trentaine de « stations » : des points de distribution habilités à réaliser les plans d’aménagement des utilitaires et leur montage. Un réseau complété par une soixantaine de centres dédiés au montage – carrossiers ou concessionnaires – et que la marque prévoit d’étendre sur le territoire : « Le client final ne doit pas avoir à se déplacer à plus de 100 km pour se faire équiper », note Jennifer Dugrenier, responsable marketing pour la France.

Ce maillage renforcé du territoire devrait contribuer à renforcer un nombre encore faible d’utilitaires français aménagés. Selon Alain Thomas, directeur commercial de la filiale française de Sortimo, 15 % des 430 000 utilitaires légers neufs vendus chaque année seraient aménagés. Sur cette part, il estime à 15 % ceux équipés par Sortimo.

En France, l’entreprise a équipé les véhicules de grands comptes comme l’ascensoriste Kone ou le spécialiste d’aéraulique Hygienair. Mais Sortimo vise aussi les artisans. Pour les inciter à s’équiper, elle communique sur des salons comme Preventica, s’investit dans des actions de prévention routière ou s’engage dans du lobbying institutionnel, comme auprès de l’association PSRE pour la promotion et le suivi de la sécurité routière en entreprise. À destination des artisans, la marque recourt également à des utilitaires aménagés par ses soins afin de pouvoir montrer de visu les possibilités de ses équipements. « Plus que la sécurité, nous insistons sur le gain de temps. Notre argument, c’est qu’un aménagement permet de gagner vingt minutes par jour et qu’en moins d’un an, on le rembourse. C’est un produit d’investissement », insiste Alain Thomas.