Angers hybride son réseau de bus

La ville a reçu deux bus hybrides diesel destinés à rejoindre le réseau angevin de transport en commun.

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Dans le cadre de son plan climat énergie territorial, la Communauté d’agglomération d’Angers s’essaie aux énergies alternatives avec son réseau de bus Irigo. Dernière expérience en date : la mise en service, pendant trois mois, d’un modèle roulant à l’éthanol, énergie produite à partir du marc de raisin issu des résidus de vendanges. Avec à la fin de la phase de test, un bilan mitigé. « La faute du prix au litre de l’éthanol, fixé à 1,50 euro, et à une surconsommation des véhicules de près de 50 % », souligne Olivier Sorin, chargé des transports collectifs d’Angers Loire Métropole.

Angers a alors décidé de se tourner vers une autre énergie alternative : l’hybride diesel. Par le biais d’un groupement de commandes passé conjointement avec Nantes Métropole, Angers a acquis deux bus hybrides diesel articulés. Un premier modèle a d’ores et déjà rejoint les 170 véhicules diesels de la flotte d’Irigo, tandis que le second devrait être livré dans les prochains jours.

L’objectif : tester cette alternative énergétique, en vue d’un jour peut-être passer au 100 % électrique, comme l’explique Olivier Sorin : « Nous considérons que l’offre électrique n’est encore pas assez aboutie. De ce fait, l’hybride constitue une sorte de transition. Nous en tirerons l’expérience nécessaire, tant au niveau de l’usage que de la maintenance. »

Ces bus à peine inaugurés, les espoirs sont déjà hauts placés : « Nous espérons réaliser des économies de carburant et d’émissions de CO2 d’environ 30 %, pour ces bus affichant annuellement 50 000 km au compteur », détaille le chargé des transports collectifs. Des économies qui compenseront le surcoût à l’achat de l’ordre de 50 % des bus hybrides, achetés 500 000 euros HT, contre 350 000 euros pour un modèle traditionnel au diesel.

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