Véhicules électriques : un plafonnement des intentions d’achat selon l’Argus

Selon la troisième édition du baromètre de l'Argus consacré à l’avenir des énergies automobiles, les intentions d’achat de véhicules électriques sont de 10 % en 2019, stable par rapport à 2018.

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VO électriques

Dans le cadre du baromètre des énergies automobiles de l’Argus, 2 126 personnes ont été interrogé entre le 12 avril et le 14 mai 2019 via un questionnaire en ligne.

Selon les résultats, les intentions d’achat de véhicules électriques sont de 10 %, stable par rapport à 2018, après une hausse de 4 points entre 2017 et 2018. Les sondés jugent en effet que l’autonomie des batteries n’est pas satisfaisante (63 %) et qu’il n’y a pas assez de bornes de recharge (54 %).

En outre, ces sondés estiment que l’offre des constructeurs n’est pas adaptée ou suffisante (51 %) et que le prix d’achat reste trop élevé (51 %). « L’arrivée sur le marché de véhicules électriques de nouvelle génération, qui affichent une autonomie supérieure, et le lancement d’une centaine de nouveaux modèles d’ici à 2025 devraient infléchir ce constat », nuance toutefois l’Argus.

Mais les réticences viennent aussi de la vision de la technologie : « perçue comme “imposée par le gouvernement”, la technologie électrique n’incarne pas l’avenir de l’automobile selon 51 % des personnes interrogées qui plébiscitent plus volontiers les automobiles hybrides (72 %) », affirme l’Argus. Sans compter que 47 % des sondés « estiment que l’électrique n’est pas une alternative écologique aux moteurs thermiques compte tenu des conditions d’extraction et de recyclage du lithium présent dans les batteries. »