Rappel de l’ASFA : « Conducteurs, veuillez respecter le corridor de sécurité »

Le corridor de sécurité sur l’autoroute reste trop peu respecté selon l’ASFA. À la veille des départs en vacances un rappel du Code de la route s’impose.

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AFSA corridor de sécurité

À l’aube des départs en vacances de la Toussaint, l’ASFA (Association des sociétés françaises d’autoroutes) lance une campagne de sensibilisation au respect du « corridor de sécurité ». Un principe inscrit dans le Code de la route depuis deux ans. Les sociétés d’autoroutes déplorent en effet qu’il soit « encore trop peu connu et respecté par les automobilistes ». C’est pourquoi un bref rappel s’impose.

Respect du corridor de sécurité, vies sauvées

Le respect du corridor de sécurité est obligatoire selon le décret n° 2018-795 du 17 septembre 2018 relatif à la sécurité routière. Le contrevenant est passible d’une amende forfaitaire de 135 euros et d’une perte de points selon l’infraction.

Afin de créer cet espace de sécurité pour protéger les agents, le conducteur doit réduire sa vitesse et changer de voie en empruntant si possible celle la plus à gauche, à l’approche d’une zone d’intervention. Par exemple, lorsqu’un véhicule stationne sur la bande d’arrêt d’urgence ou sur une voie de circulation.

Les agents autoroutiers ou les dépanneurs réalisent près de 600 000 interventions chaque année. Ils garantissent ainsi la sécurité des usagers lors des pannes, accidents ou la présence d’objets sur les voies. Malgré un respect des procédures, beaucoup restent encore victimes de l’inattention des automobilistes. L’ASFA dénombre « douze personnels en intervention blessés, dont trois directement heurtés depuis le début de l’année ».

Des chiffres élevés alertent les sociétés d’autoroutes

« L’autoroute reste le réseau le plus sûr avec un niveau de sécurité cinq fois supérieur aux autres réseaux routiers », rappelle l’ASFA. Pourtant le niveau élevé des chiffres 2020 de l’accidentologie continue d’alerter les sociétés d’autoroutes. De fait, bien que ces chiffres soient moins élevés que ceux de 2019, ils sont en revanche équivalents à ceux de 2018. Or, le trafic du printemps 2020 a été pratiquement nul. Ainsi, malgré la période de confinement de mars à mai, le bilan à fin septembre est de 103 accidents dont 10 corporels et 100 matériels heurtés.

Retrouvez notre dernière brève sur les chiffres de l’Onisr sur la mortalité routière 

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