Audi A6 Allroad Quattro

L’Allroad, 2ème du nom, est désormais livrable sous la robe de l’A6 break actuelle. Une garde au sol rehaussée et des protections de carrosserie pour la cosmétique. Une suspension pneumatique héritée du Q7 pour la technique. Voici la nouvelle Méhari des assujettis à l’ISF.

- Magazine N°120
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Certains font de faux toutterrains livrables en 4X2, le look sans la manière, ici Audi choisit l’inverse et nous livre un break qui ferait pâlir plus d’un amateur de poussière. Ce tout chemin capable de tracter un van ou une remorque de gros bateau n’a qu’un rival sérieux : le Volvo XC 70, et encore. Très proche esthétiquement du break A6 Avant, l’Allroad s’en distingue par ses protections de bas de portières en acier inoxydable, ses passages de roues et ses bas de boucliers plastique, sa calandre à fanons verticaux chromés et ses glissières de toit en alu. Voilà pour la parure. La transmission intégrale, elle, est signée Thorsen. Un dispositif mécanique qui a l’avantage de répartir la force motrice sur l’un ou l’autre essieu jusqu’à 75 %. En usage courant, cette répartition s’opère à parts égales. Ainsi équipée, l’Allroad offre un comportement tout temps particulièrement serein grâce à sa réputée transmission intégrale permanente Quattro. La suspension, de son côté, est pneumatique, adaptative et pilotée. Elle active les lois d’amortissement et permet de régler la garde au sol sur quatre hauteurs, jusqu’à 185 mm pour les rares évolutions en tout-terrain auxquelles se risqueront les clients les plus téméraires. Car les capacités de franchissement de l’engin seront de toute façon limitées par l’absence de rapports courts. La boîte de transfert optionnelle qui permettait à la précédente version d’affronter des dénivelés impressionnants n’a pas été reconduite. Elle n’avait été choisie que par moins de 1 % des clients. Ceci dit, dans les mauvais chemins la motricité et l’équilibre entre les deux trains roulants sont exceptionnels et les escapades en off road deviennent une formalité. Le comportement routier est au top niveau.

Une A6 avant tout

A bord de ce baroudeur grand luxe, c’est l’ambiance de l’A6 Avant que l’on retrouve. L’habitacle de l’Allroad affirme toutefois sa connotation sportive avec une baguette de seuil aluminium portant sa signature et des sièges sport bicolores. Le plancher est habillé d’une robuste moquette velours ou bicolore avec différentes possibilités de combiner les plaquages intérieur. Aluminium, ronce de noyer ou bouleau. Du cousu main. La sellerie est évidemment en cuir (sauf sur l’Ambiente), toutes les commandes sont électriques et la version Avus ajoute une climatisation automatique individuelle, un super ordinateur multifonction combinant radio, CD, GPS et réglages de la conduite et du confort. Parmi les options, une caméra de recul (450 €) qui délimite la zone de passage en fonction du braquage des roues, des phares au xénon directionnels (490 €), un hayon motorisé (630 €) ou un démarrage sans clé (1 220 €).

Pas de changement au niveau de l’habitabilité qui est dans la bonne moyenne de la catégorie. Le passager arrière occupant la place centrale devra toutefois composer avec un imposant tunnel de transmission. Le coffre est la partie qui bénéficie le plus de l’augmentation des mensurations avec un volume en progression de 110 litres par rapport à l’ancienne version pour un total de 565 litres. Le volume en configuration 2 places se situe désormais aux 1 660 litres (+ 60 litres). C’est plus que sa concurrente directe, la Volvo XC70.

Autres avantages non négligeables dans ce domaine, sa forme bien rectangulaire et son seuil de chargement relativement bas.

Des moteurs reconnus

L’Allroad est propulsé par 4 moteurs : 2 essence et 2 diesel. Dans la première catégorie on trouve le 3. 2 FSI de 256 ch et le V8 4. 2 FSI dérivé de l’Audi RS4 qui a été dégonflé à 350 ch comme sur l’Audi Q7 afin de favoriser le couple. Ces motorisations ne représenteront que 10 % des ventes. Le gros des commandes se fera avec les moteurs diesel. La motorisation la plus vendue sera le 3. 0 TDI qui développe désormais 233 ch soit un gain de 8 ch par rapport à celle de l’A6 berline. Puissant et agréablement «coupleux» dès les bas régimes, il permet à l’Allroad d’abattre le 0 à 100 en 7,8 secondes avec la boîte Tiptronic et de filer à 230 km/h. Ce moteur se révèle en outre particulièrement sobre avec une consommation mixte de 8,8 l /100 km. Enfin l’autre grande part des ventes sera réalisée par le 2. 7 TDI de 180 ch dérivé du 3. 0 et légèrement moins gourmand. Si cet engin n’est pas apte à venir défier un Land Rover Defender au niveau franchissement, c’est en revanche un pistard pur et dur qui saura s’épanouir sur les terres arides du Moyen-Orient ou tout simplement vous accompagner à la chasse, au golf ou sur les pistes de ski en toute sécurité. Certains diront que cette auto à 62 890 € en version V6 3. 0 TDI Tiptronic Avus est chère. Pas pour ceux qui peuvent se l’offrir. Et certainement pas au regard du concentré d’excellence qu’Audi propose ici. Quand à la cannibalisation avec le Q7, Audi balaye d’un revers de manche ce cas de figure. Audi propose. Le client dispose.

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