Audi A6 : elle cache bien son jeu

Entièrement renouvelée, l’A6, la grande berline classique d’Audi, ressemble encore trop à la précédente. Mais elle a tout pour plaire.

- Magazine N°242
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Audi A6

Audi A6, BMW Série 5 ou Mercedes Classe E : il est difficile de faire évoluer le style très classique et statutaire de la fameuse « berline allemande ». Et bien que toutes les pièces de carrosserie de cette A6 soient nouvelles, c’est sous sa robe sans surprise mais valorisante que se cachent les évolutions. À commencer par sa plate-forme, la MLB-Evo partagée avec la petite sœur A4 ou le Q5 et non pas avec la grande A8 qui, tout en aluminium, a fait une cure de minceur. BMW a fait le choix inverse pour la chasse aux kilos avec sa Série 5, soit une Série 7 à l’empattement raccourci.

Mais ne cherchons pas querelle : Audi allège le poids total de son A6 (4,94 m de longueur) avec ce nouveau 2.0 TDI tout alu qui affiche 20 kg de moins que le précédent 2.0 TDI, accusé de tous les maux en matière d’émissions polluantes.

Prenant le problème à la racine, ce turbodiesel est dépollué à la source et a affiché, lors de nos essais, une consommation réelle de 6,8 l/100 km, pour une puissance confortable et suffisante de 204 ch et 400 Nm. Il embarque aussi une micro-hybridation de 12 volts avec Stop&Start et une fonction roue libre qui économise encore 0,3 l/100 km en toute transparence (4,5 l/100 km en mixte WLTP et à partir de 126-133 g de CO2) Ce turbodiesel se révèle alerte et volontaire ou souple et, par-dessus tout, bien plus discret que le 2.0 TDI précédent qui anime encore tant de Volkswagen, Seat, Skoda et d’A4 ou A3.

Qui plus est, la conception légère et compacte de ce moteur supprime une masse trop importante sur le train avant, contrairement au 3.0 V6 TDI de 231 ou 286 ch (138-152 g). Ce dernier plombe la voiture et, pour être plus agile, s’équipe de roues arrière directrices inutiles avec le 2.0 TDI. Renoncez aussi à la suspension pneumatique : la dotation « de base » de cette A6 204 ch offre un confort tout à fait royal, même sur mauvaises routes. Du coup, la facture ne sera pas trop élevée, à partir de 50 300 euros TTC et 57 100 euros en Business Executive. Pour le 3.0 V6 TDI de 231 ch, la facture passe à 57 200 euros en finition de « base » et à 64 000 euros en Business Executive (les deux en Quattro Tiptronic). Le 286 ch débute à 60 300 euros et 67 100 euros en Business Executive. Comptez 2 300 euros supplémentaires pour les versions break Avant. Enfin, le 2.0 TDI sera proposé début 2019 en 150 et 170 ch, soit sous la barre des 120 g.

Valeurs futures
Audi A6 45 V6 3.0 TDI 231 ch quattro Tiptronic 8 45 V6 3.0 TDI 231 ch quattro Tiptronic 8 Business Executive
Énergie Diesel Diesel
Boîte de vitesses Boîte automatique Boîte automatique
Carrosserie Berline Berline
Cylindrée (cm3) 2967 2967
CO2 (g/km) 146 146
Ch din 231 231
Prix neuf TTC (€) 57 200 64 000
Mois 42 42
Km total 100 000 100 000
Valeur reprise TTC (€) 23 199 26 318
Valeur reprise 40,6% 41,1%
Valeur vente TTC (€) 26 820 30 425
Valeur vente 46,9% 47,5%

Notre avis

PLUS
Nouvelle plate-forme agile et sûre ● Nouveau 2.0 TDI 204 ch sobre et silencieux ● Qualité de fabrication et finition


MOINS
Pléthore d’aides à la conduite inutiles ● Aucune évolution du design

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