Autolib’ : la start-up Le Plombier Gentleman pénalisée par le blocage des bornes

La start-up parisienne Le Plombier Gentleman a publié sur les réseaux sociaux une lettre ouverte à la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour lui demander de réactiver l’alimentation des bornes Autolib’ qu’elle utilisait pour recharger ses deux VUL électriques.

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Le Plombier Gentleman
© Le Plombier Gentleman

Créée en 2015, la start-up emploie 5 salariés à temps plein et propose aux parisiens un service de plomberie « écologique » en se déplaçant avec deux camionnettes électriques. Ces dernières, en crédit-bail sur 24 mois depuis juillet 2017, étaient rechargées via le réseau de 3 000 bornes Autolib’. C’est désormais chose impossible depuis la fermeture du service d’autopartage électrique le 31 juillet dernier.

Pour poursuivre son activité, la start-up a d’abord envisagé d’utiliser le réseau Belib’, mais ce dernier ne comptera que 90 stations en septembre et les bornes Autolib’ n’y seront ajoutées qu’en début d’année 2019.

« Nous utilisons nos camionnettes pour des chantiers, ce qui implique que nos plombiers transportent du matériel lourd et encombrant. Nous ne pouvons pas leur demander ni de passer leur temps à attendre qu’une borne soit libre pour recharger leur véhicule, ni de marcher des kilomètres avec leur outillage pour rejoindre le lieu d’intervention », a commenté Antoine Durand, confondateur de la start-up, dans une interview accordée au journal Maddyness.

Le passage au thermique trop onéreux

En parallèle, le délai pour installer des prises de recharge dans les parkings des salariés – six mois – est bien trop long. Seule solution pour continuer à assurer l’activité : rendre les VE et les remplacer par des véhicules thermiques. Une opération irréalisable pour la jeune pousse, car elle lui coûterait la somme de 34 000 euros, en incluant le rachat des deux contrats de leasing (10 000 euros), l’achat de deux camionnettes d’occasion (10 000 euros) et le remboursement du bonus écologique (14 000 euros).

Le Plombier Gentleman demande donc à la Mairie de Paris de continuer à alimenter les bornes Autolib’ – qui lui appartiennent et n’ont pas été démantelées – en électricité, même sans système d’exploitation.