Autoroute de Normandie : passage au flux libre d’ici 2027

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Autoruote de Normandie flux libre
Projet flux libre

D’ici 2024, l’autoroute de Normandie (A13-A14) va se mettre à la technologie du flux libre. En résumé, les conducteurs pourront « circuler à la vitesse autorisée tout au long de leur trajet, sans ralentir ni s’arrêter pour s’acquitter du péage », expose le Groupe Sanef, concessionnaire de cette portion d’autoroute. Un nouveau mode de fonctionnement qui va supposer l’installation de portiques pour détecter le passage des véhicules. Cette transformation passera par l’ouverture des deux premiers sites en flux libre en juin 2024, avant une mise en service sur l’ensemble de l’axe A13-A14 en décembre de la même année. La fin des travaux est prévue pour 2027, pour un coût d’environ 120 millions d’euros.

Le choix de l’autoroute de Normandie

Conséquence de ce passage au flux libre : les véhicules empruntant les 210 km d’autoroute entre Paris et la Normandie n’auront plus à s’arrêter aux cinq barrières pleine voie. « Un axe propice au déploiement du flux libre à grande échelle pour deux raisons : « un système de péage ouvert, non maillé avec un autre réseau, comprenant 210 km avec des congestions récurrentes ; un axe à fort trafic (jusqu’à 120 000 véhicules par jour sur les sections les plus fréquentées), emprunté par des clients réguliers pour des trajets domicile-travail et par des clients occasionnels qui partent pour le week-end ou les vacances en Normandie », expose le Groupe Sanef.

Des portiques de reconnaissance

Pour ce faire, des portiques au-dessus de la chaussée couvriront les voies, en lieu et place des barrières de péage. Ces armatures métalliques reconnaîtront la catégorie des véhicules, véhicules légers ou poids lourds, et des antennes détecteront le badge de télépéage des abonnés à 130 km/h (VL) ou 90 km/h (PL). En parallèle, des caméras photographieront les plaques d’immatriculation des véhicules dépourvus de badge. Pour les conducteurs possédant un badge, il n’y aura donc pas de changement. Les autres enregistreront leur plaque d’immatriculation sur le site internet ou l’application mobile du concessionnaire afin de régler leur péage automatiquement. Un règlement qui pourra aussi s’effectuer a posteriori en ligne ou au téléphone, toujours par le biais de la plaque d’immatriculation. Le paiement physique sera aussi proposé, avec la mise en place en 2025 d’un centre de relation clients doté de plus de 200 personnes.

Situation actuelle à la barrière de Buchelay

Des gains de fluidité et de temps…

Le Groupe Sanef mise sur plus de fluidité avec la fin des congestions devant les voies de péage, sur plus de simplicité avec un seul paiement et non plusieurs à chaque péage, sur plus de sécurité avec « moins de stress pour trouver la bonne file à l’approche du péage et choisir son moyen de paiement », et sur plus de rapidité avec « 1,7 million d’heures de conduite économisées chaque année ». « Les avantages pour les usagers concernés ont été évalués par l’Autorité de Régulation des Transports à 502 millions d’euros (valeur 2018) pour les gains de temps et à 114 millions d’euros (2018) pour les économies de carburant, soit un total de 616 millions d’euros (2018) », expose le concessionnaire.

… et des bénéfices environnementaux

Bien sûr, le Groupe Sanef avance aussi des gains environnementaux, chiffres à l’appui, avec « 9,5 millions de litres de carburant économisés chaque année, soit la consommation de 11 000 voitures », 28 hectares rendus à la nature, 3,8 millions de kWh économisés chaque année et environ 30 000 tonnes de CO2 évitées.