Baromètre Allianz : ADAS, des conducteurs peu formés et informés

Selon le baromètre 2021 de la prévention routière publié par l’assureur Allianz, les conducteurs français ont une connaissance limitée des systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) et seulement un sur deux a bénéficié d’une explication sur leur fonctionnement lors de l’achat de son véhicule.
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Baromètre Allianz ADAS

L’assureur Allianz France a publié l’édition 2021 de son baromètre de la prévention routière, réalisé en partenariat avec l’institut d’études marketing et d’opinion CSA. Cette édition était centrée sur la connaissance des systèmes avancés d’aide à la conduite ou ADAS (pour Advanced driver-assistance systems). En effet, conformément au règlement européen 2019/2144, plusieurs dispositifs avancés de sécurité deviendront obligatoires sur tous les nouveaux modèles de véhicules vendus à compter du 6 juillet 2022.

Une connaissance limitée des ADAS

Un échantillon de 2 097 conducteurs français âgés de 18 ans et plus a ainsi été interrogé sur le sujet lors d’une enquête en ligne, du 7 au 27 mai 2021. Parmi eux, il y avait 148 conducteurs de véhicules électriques (BEV) ou hybrides rechargeables (PHEV).

Bilan : « Les conducteurs ont une connaissance assez limitée des ADAS, observe Allianz. Alors que 93 % des répondants estiment avoir une bonne compréhension de ce qu’est un ADAS, seulement 64 % des conducteurs interrogés ont été en mesure d’en citer au moins un spontanément. » À noter que les dispositifs les plus cités sont liés au freinage (35 %), au contrôle de trajectoire (24 %) et à la régulation de vitesse (18 %).

Autre enseignement : « Seulement un conducteur sur deux disposant d’au moins un système d’aide à la conduite dans son véhicule déclare avoir bénéficié d’une explication lors de l’achat de son véhicule, que ce soit de vive voix par le vendeur ou via une mise à disposition d’un tutoriel », pointe Allianz.

Les ADAS jugés utiles par 70 % des répondants

Les répondants ont également été invités à évaluer quatorze dispositifs récents (voir la liste ci-dessous). « Tous ces dispositifs ont été perçus comme utiles pour diminuer les risques d’accident par au moins sept conducteurs sur dix », indique l’assureur. En particulier, le freinage automatique d’urgence et l’antiblocage des roues ont été jugés indispensables par 52 % des répondants, ainsi que l’avertisseur de somnolence et de perte d’attention du conducteur (46 %). Inversement, peu des répondants ont jugé indispensables l’assistant au parking automatique (15 %) et la reconnaissance de la signalisation (18 %), considérés comme plus difficiles à utiliser.

Des craintes relatives aux défaillances techniques et à la vigilance

Par ailleurs, « 75 % des conducteurs interrogés estiment que la crainte d’une défaillance technique pourrait constituer un frein important à l’utilisation de ces dispositifs », complète Allianz. Sans oublier les risques de piratage informatique, auxquels sont sensibilisés 46 % des répondants, et même 60 % des 18-30 ans. De plus, « 69 % ont peur d’être moins vigilants et 68 % estiment que cela pourrait être une source potentielle de distraction », poursuit l’assureur. Enfin, 60 % des répondants ont déclaré « avoir des réticences à confier certaines tâches aux ADAS », pour ne pas perdre en plaisir de conduite.

Résultat : « Il nous semble important d’accompagner les automobilistes dans la prise en main de ces dispositifs qui augmentent leur sécurité sur la route », en conclut Catherine Mathon-Brillaud, en charge de l’écosystème Ma mobilité chez Allianz France.

 

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