Baromètre Allianz : ADAS, des conducteurs peu formés et informés

Selon le baromètre 2021 de la prévention routière publié par l’assureur Allianz, les conducteurs français ont une connaissance limitée des systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) et seulement un sur deux a bénéficié d’une explication sur leur fonctionnement lors de l’achat de son véhicule.
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Baromètre Allianz ADAS

L’assureur Allianz France a publié l’édition 2021 de son baromètre de la prévention routière, réalisé en partenariat avec l’institut d’études marketing et d’opinion CSA. Cette édition était centrée sur la connaissance des systèmes avancés d’aide à la conduite ou ADAS (pour Advanced driver-assistance systems). En effet, conformément au règlement européen 2019/2144, plusieurs dispositifs avancés de sécurité deviendront obligatoires sur tous les nouveaux modèles de véhicules vendus à compter du 6 juillet 2022.

Les dispositifs avancés de sécurité obligatoires dès juillet 2022

Pour tous les véhicules :

  • Système d’adaptation intelligente de la vitesse
  • Facilitation de l’installation d’un éthylomètre antidémarrage
  • Systèmes d’alerte de somnolence et de perte d’attention du conducteur
  • Systèmes d’alerte avancés de distraction du conducteur
  • Signaux d’arrêt d’urgence
  • Systèmes de détection en marche arrière
  • Enregistreurs de données d’événement
  • Système précis de surveillance de la pression des pneumatiques

Pour les voitures et camionnettes :

  • Systèmes de freinage d’urgence avancés capables de détecter les véhicules à moteur se trouvant devant elles ainsi que les usagers vulnérables de la route, tels que les piétons et les cyclistes.
  • Systèmes d’urgence de maintien de la trajectoire
  • Zones étendues de protection contre les chocs de la tête destinées à atténuer les blessures en cas d’accidents avec des usagers vulnérables de la route, tels que les piétons et les cyclistes.

Pour les bus et camions :

  • Systèmes avancés capables de détecter les piétons et les cyclistes se trouvant à proximité immédiate du côté droit du véhicule, d’avertir de leur présence ou d’éviter tout accident avec ces usagers vulnérables de la route.
  • Construction de manière à réduire les angles morts à l’avant et du côté du conducteur.

Une connaissance limitée des ADAS

Un échantillon de 2 097 conducteurs français âgés de 18 ans et plus a ainsi été interrogé sur le sujet lors d’une enquête en ligne, du 7 au 27 mai 2021. Parmi eux, il y avait 148 conducteurs de véhicules électriques (BEV) ou hybrides rechargeables (PHEV).

Bilan : « Les conducteurs ont une connaissance assez limitée des ADAS, observe Allianz. Alors que 93 % des répondants estiment avoir une bonne compréhension de ce qu’est un ADAS, seulement 64 % des conducteurs interrogés ont été en mesure d’en citer au moins un spontanément. » À noter que les dispositifs les plus cités sont liés au freinage (35 %), au contrôle de trajectoire (24 %) et à la régulation de vitesse (18 %).

Autre enseignement : « Seulement un conducteur sur deux disposant d’au moins un système d’aide à la conduite dans son véhicule déclare avoir bénéficié d’une explication lors de l’achat de son véhicule, que ce soit de vive voix par le vendeur ou via une mise à disposition d’un tutoriel », pointe Allianz.

Les ADAS jugés utiles par 70 % des répondants

Les répondants ont également été invités à évaluer quatorze dispositifs récents (voir la liste ci-dessous). « Tous ces dispositifs ont été perçus comme utiles pour diminuer les risques d’accident par au moins sept conducteurs sur dix », indique l’assureur. En particulier, le freinage automatique d’urgence et l’antiblocage des roues ont été jugés indispensables par 52 % des répondants, ainsi que l’avertisseur de somnolence et de perte d’attention du conducteur (46 %). Inversement, peu des répondants ont jugé indispensables l’assistant au parking automatique (15 %) et la reconnaissance de la signalisation (18 %), considérés comme plus difficiles à utiliser.

Des craintes relatives aux défaillances techniques et à la vigilance

Par ailleurs, « 75 % des conducteurs interrogés estiment que la crainte d’une défaillance technique pourrait constituer un frein important à l’utilisation de ces dispositifs », complète Allianz. Sans oublier les risques de piratage informatique, auxquels sont sensibilisés 46 % des répondants, et même 60 % des 18-30 ans. De plus, « 69 % ont peur d’être moins vigilants et 68 % estiment que cela pourrait être une source potentielle de distraction », poursuit l’assureur. Enfin, 60 % des répondants ont déclaré « avoir des réticences à confier certaines tâches aux ADAS », pour ne pas perdre en plaisir de conduite.

Résultat : « Il nous semble important d’accompagner les automobilistes dans la prise en main de ces dispositifs qui augmentent leur sécurité sur la route », en conclut Catherine Mathon-Brillaud, en charge de l’écosystème Ma mobilité chez Allianz France.

 

Les 14 dispositifs évalués lors de l’enquête

  1. Assistant au parking automatique
  2. Régulateur adaptatif de vitesse
  3. Avertisseur de somnolence et de perte d’attention du conducteur
  4. Freinage automatique d’urgence
  5. Antiblocage des roues
  6. Alerte de franchissement involontaire de ligne
  7. Alerte de distance de sécurité
  8. Limiteur de vitesse intelligent
  9. Aide au maintien dans la voie
  10. Correcteur électronique de trajectoire
  11. Reconnaissance de la signalisation
  12. Assistant de changement de voie
  13. Aide à la vision de nuit et à la détection des piétons
  14. animaux et Freinage automatique d’urgence en marche arrière.