Baromètre Alphabet : quel type de mobilité pour les actifs en France ?

Alphabet France, filiale de BMW Group, et l’institut Ifop ont complété leur baromètre annuel sur les déplacements professionnels et les trajets domicile-travail des actifs français par deux analyses : l’une porte sur la place des transports en commun et l’autre sur la région Île-de-France.
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Alphabet mobilité actifs
Photo d'illustration © Freepik

Pour mener ce baromètre sur la « mobilité des actifs et le bien-être au travail », l’Ifop a sondé pour Alphabet France plus d’un millier d’actifs en septembre 2020.

Les résultats d’Alphabet démontraient une recrudescence du recours à la voiture par les actifs français (76 %) pour leur mobilité liée au travail (trajets professionnels et domicile-travail). Une hausse d’utilisation également observée pour 52 % des actifs d’Île-de-France (+ 7 points par rapport à 2019).

De nouvelles habitudes de travail et de déplacement

12 % des actifs interrogés (contre 20,1 % des Franciliens) sur leur mobilité fin 2020 par Alphabet ont modifié leurs modes de déplacement liés à leur travail depuis le premier confinement. Ces changements sont le résultat d’une initiative personnelle (67,7 % des Franciliens et 64 % pour l’ensemble de la France) ou d’une demande de l’employeur (38,3 % et 32 %).

En effet, 40 % des Franciliens pratiquent désormais la marche à pied contre 31 % des Français. À l’inverse, seuls 24 % des Franciliens font dorénavant usage d’un véhicule personnel ou de fonction contre 42 % des Français.

Les transports en commun séduisent malgré la crise

Selon Alphabet, 17 % des actifs Français interrogés utilisent désormais les transports en commun qu’ils n’empruntaient pas auparavant, malgré la promiscuité entre les usagers contraire à la distanciation physique imposée par le contexte sanitaire. Si les Franciliens utilisent souvent ce mode de déplacement (47,9 %), il est en revanche moins fréquent dans les régions du sud-est (18,2 %), du nord-est (14,2 %) et du nord-ouest (11,3 %).

Plus précisément, 37,6 % des résidents des grandes villes ont recours aux transports en commun. À l’opposé, seuls 5,9 % des résidents des villes de moins de 100 000 habitants utilisent les transports en commun. Ceux qui plébiscitent ce mode de transport habitent à moins de 10 km de leur travail (47,7 %). Ainsi, plus la distance domicile-travail est élevée, moins la part d’usagers des transports en commun est importante.

Plusieurs raisons sont avancées en faveur de ce type de transport : le facteur économique (48 %), la rapidité (42 %), le respect de l’environnement (40 %). Ce dernier facteur est particulièrement important pour les sondés du nord-est (57,4 %).

Zoom sur la mobilité des actifs franciliens

Les sondés de la région Île-de-France présentent une part importante : de piétons (40,9 % contre 25,7 % en France), d’usagers de transports en commun (47,8 % contre 21,2 %), de conducteurs de deux et trois-roues thermiques (9,8 % contre 6,6 %) ou électriques (5,4 % contre 3 %).

Les Franciliens sont aussi plus friands des transports « doux » tels que les vélos à assistance électrique (5,9 % contre 3 % en France) et les trottinettes électriques (3 % contre 1,8 %).

Un temps de trajet plus long

En région parisienne, les actifs parcourent en moyenne 20 km pour leur trajets domicile-travail en 36 minutes. À titre de comparaison, pour cette même distance, les Français mettent environ 24 minutes.

Cette longueur des déplacements professionnels impacte la qualité de vie au travail de la moitié des répondants Franciliens. Des désagréments responsables d’une perte de temps (58,4 %), d’un stress lié à la fréquentation accrue (57,5 %, soit – 9 points par rapport à 2019), ou encore d’un manque de ponctualité (45,8 %).

Des titres de transport mieux remboursés

Le remboursement des titres de transport en commun reste la première solution proposée par les entreprises et utilisée par les actifs français pour accompagner leur mobilité. En effet, parmi 76,2 % des actifs français (83,4 % pour les Franciliens) qui utilisent un ou plusieurs services de mobilité proposés par leur entreprise, 21,1 % d’entre eux bénéficient d’un remboursement d’une partie de leurs titres de transport en commun et 4,6 % de l’intégralité, contre respectivement 45,5 % et 9,2 % pour les Franciliens.

Toutefois, 14,2 % des Français bénéficient d’un remboursement des frais kilométriques forfaitaire et 7,8 % d’un remboursement au réel, contre seulement 11,8 % et 6,6 % pour les Franciliens. Des chiffres inférieurs aux moyennes nationales qui s’expliquent par le fait « que la voiture est moins utilisée par les actifs d’Île-de-France », précise Alphabet.

Cependant, certains Franciliens disposent d’un véhicule de fonction ou de service mis à disposition par leur entreprise de manière permanente (9,4 %) ou ponctuelle (4,8 % en autopartage), contre respectivement 13,6 % et 4,4 % en France. Par ailleurs, 1,7 % des Franciliens pratiquent le covoiturage, contre 3,5 % pour la moyenne nationale. Enfin, ils bénéficient aussi de bornes de recharge électrique pour les vélos à assistance électrique (2 %) et les voitures (3,9 %), contre respectivement 3,4 % et 3,6 % des Français.

Solutions de mobilité en entreprise en France

Solutions de mobilité proposées par l’employeur Moyenne francilienne Moyenne nationale
Remboursement des titres de transport en commun 54,7 % 25,7 %
En partie 45,5 % 21,1 %
En totalité 9,2 % 4,6 %
Remboursement des frais kilométriques 18,4 % 22 %
Au forfait 11,8% 14,2 %
Au réel 6,6 % 7,8 %
Bornes de recharge électrique 5,9 % 6 %
Pour VAE 2 % 2,4 %
Pour voiture 3,9 % 3,6 %
Mise à disposition d’un véhicule de fonction ou de service 13,3 % 18 %
Permanente 9,4 % 13,6 %
Ponctuelle (autopartage) 4,8 % 4,4 %
Résultats d’un sondage Ifop pour Alphabet France réalisé du 7 au 17 septembre 2020, auprès de 1 003 actifs français âgés de 18 ans et plus, concernant leur mobilité.