Baromètre Aramisauto : la voiture reste indispensable pour les Français

L’étude d’Aramisauto publiée le 3 juillet a relevé que les Français seraient toujours attachés à leur voiture, souvent par absence d’alternatives fiables.

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Aramisauto voiture Français
Les Français ne peuvent pas se passer de leur voiture CC

Aramisauto, le commerçant automobile digital, a publié son baromètre annuel pour 2018 sur les Français et l’automobile. Sans surprise, l’étude menée sur 1 003 automobilistes indique que 6 conducteurs sur 10 continuent d’utiliser leur véhicule. Parmi les sondés, 57 % se rendent à leur travail en voiture ; l’absence d’alternative a été évoquée par 62 % des interrogés. 32 % d’entre eux ont d’ailleurs déclaré que les offres de mobilité actuelles ne sont pas satisfaisantes ; ces alternatives ont été jugées peu flexibles par 41 % des sondés. Ce jugement monte à 54 % pour les petites villes de 2 000 à 20 000 habitants, moins desservies par les transports publics ou par les autres solutions de mobilité. D’ailleurs, l’étude affirme que pour la majorité des Français, la voiture serait indispensable avec 88 % l’utilisant de manière hebdomadaire et 60 % tous les jours.

Diesel et confusion

Du côté des motorisations, la confusion règne chez les automobilistes. En effet, les Français resteraient fidèles au diesel : sur les 560 conducteurs de véhicule diesel interrogés, 50 % ne changeront rien et 27 % pensent conserver leur véhicule aussi longtemps que possible. Malgré cela, 76 % considèrent le diesel comme la motorisation la plus polluante. Cette opinion s’ajoute à l’incertitude perçue des régulations à venir pour ces voitures : la montée des prix à la pompe (64 %), une taxation trop importante (46 %), l’interdiction de rouler en ville (33 %) et la décote de leur véhicule (25 %).

Cet attachement au diesel aurait cependant une motivation économique. Selon l’étude, pour 67 % des acheteurs de véhicules neufs et 75 % des acheteurs d’occasion, le prix constitue le critère principal de choix. « Les aides gouvernementales, l’installation progressive d’infrastructures adaptées aux nouvelles motorisations, et surtout l’augmentation des prix à la pompe devraient modifier profondément le marché dans les 5 ans qui viennent », a rassuré Guillaume Paoli, cofondateur d’Aramisauto.

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