Bart Beckers, PDG de LeasePlan France, s’exprime sur la nécessité de rentabilité des loueurs

« Nos grands clients, nous ne sommes jamais heureux de les perdre et nous faisons tous les efforts pour les garder, mais s’ils ne contribuent pas à notre rentabilité, on ne peut pas se battre pour les conserver. » Ce discours vertueux, c’est Bart Beckers, PDG de LeasePlan France, qui le tient.

- Magazine N°137
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Et ce loueur affirme suivre ce précepte à la lettre depuis ses années difficiles de 2005-2006.

D’ailleurs, après un long silence, LeasePlan revient sur le devant de l’actualité en annonçant le rachat de DCS Fleet. Et avec ce rachat, ce loueur illustre le bien-fondé de sa politique. Les difficultés qui ont conduit au rachat de DCS Fleet, explique-t-on, tiennent justement à son portefeuille clients trop orienté vers les grands comptes (70 % de son parc ou 13 500 véhicules sur 20 000 au total). C’est dire le déséquilibre commercial et la situation délicate devant lesquels se trouvait ce loueur si l’on sait que le segment des grands comptes, toujours très compétitif, est déjà acquis à 90 % à la LLD.

Mais LeasePlan n’est plus le seul à tenir un tel discours de sagesse. Chez Arval, Philippe Noubel, Directeur général délégué ne mâche pas ses mots : « en Allemagne, nous nous sommes dégagés de gros clients dont les conditions économiques tendues ne nous convenaient plus ». Désormais, face aux grands comptes, tous les loueurs ou presque souhaitent à nouveau faire de ce segment de clientèle, une source de profits comme les autres.

Est-ce le signe que l’année 2008 pourrait être agitée ? Certes, la crise financière et les conditions de crédit devraient avoir des répercussions sur le montant des loyers. Les subprimes eux-mêmes n’ont pas fini de dévoiler toute l’ampleur des dérèglements économiques et financiers qu’ils portent en eux.

Mais, comme l’illustre encore l’exemple de DCS Fleet, le coût de la fermeture du marché algérien aux importations de VO ou la course au volume opérée par certains loueurs ont laissé des traces. De quoi les pousser à sécuriser leurs positions.

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