Bilan SNLVLD : une année 2009 en demi-teinte pour la LLD

Au début de l'été, le SNLVLD a rendu public le bilan de la location automobile longue durée pour 2009, chiffres à l'appui.

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Bilan SNLVLD : une année 2009 en demi-teinte pour la LLD

Autour d’un constat : l’année 2009 a été « compliquée », selon l’étude du syndicat. En témoignent les 346 096 mises à la route, en recul de 19,1 % par rapport aux 427 660 unités de 2008. Un chiffre notamment lié à l’allongement de la durée des contrats qui a également eu un impact sur les restitutions, passées de 361 012 en 2008, à 323 780 en 2009, soit un glissement de 10,3 %. Conséquence : le parc géré en LLD en France s’est stabilisé à 1 109 675 véhicules, avec à la clé 80 000 mises à la route en moins, « l’équivalent des cinq années de croissance de 2003 à 2008 », souligne l’étude.

Au final, le chiffre d’affaires de la profession s’est élevé à 4,852 milliards d’euros en 2009, en progression de 1,76 % sur 2008. Une évolution positive due entre autres au fait que le montant moyen financé par véhicule est un peu plus important, « grâce à une offre de services et d’équipements élargie », pointe l’enquête. Pour 2009, ce montant moyen s’est affiché à 18 025 euros, en hausse de 6 % sur un an.

Une revente difficile des VO

« 2009 n’a pas été une si mauvaise année. La LLD a vu son parc stabilisé à environ 1,1 million de véhicules et nous avons livré moins de voitures. Parallèlement, la profession n’a pas perdu de clients », commente François Piot, président du SNLVLD et directeur général d’Arval France. Qui poursuit : « La difficulté principale a été la revente des véhicules et la baisse de la valeur des VO, une baisse qui ne signifie cependant pas que nous avons perdu de l’argent sur les véhicules revendus », précise-t-il.

L’année 2010 serait cependant un peu mieux orientée. Toujours selon l’étude, les mises à la route auraient augmenté de 4,6 % au premier trimestre, en comparaison de la même période de 2009. « Pour les premiers mois de cette année, nous constatons un nombre toujours assez réduit de défaillances du côté des entreprises. Les mises à la route sont reparties, même si les durées de détention vont s’allonger pour se situer à environ 39 mois, contre 36 auparavant. Pareillement, le marché du VO remonte doucement mais il faudra du temps pour revenir aux valeurs des années précédentes. Pour la seconde partie de 2010, je reste donc raisonnablement optimiste », conclut François Piot.

 


Après des années de croissance continue, cette évolution à la baisse des mises à la route s’explique notamment par la prolongation des contrats, préférée à leur renouvellement.

 


Si elle existe, la prolongation des contrats reste limitée et aurait touché en moyenne 10 % des restitutions prévues. À noter également que, de 2008 à 2009, le kilométrage moyen s’est accru de 0,8 % et la loi de roulage annuelle d’un peu plus de 400 km (+ 14 %).

 


La prolongation des contrats a logiquement impacté le volume des restitutions, en baisse de plus de 10 % entre 2008 et 2009.

 


Les effets conjugués de la prolongation des contrats et de la diminution des mises à la route ont fait que le parc géré en LLD s’est stabilisé à près de 1,11 million de véhicules. Selon l’étude, ce sont 80 000 mises à la route qui ont disparu, soit l’équivalent de cinq années de croissance de 2003 à 2008.

 


Entre 2008 et 2009, le chiffre d’affaires de la profession n’a connu qu’une légère progression, due au montant moyen financé plus élevé pour les nouvelles mises à la route. Quelques éléments à noter : en partant d’un chiffre d’affaires de 4,852 milliards d’euros, pour environ 1,11 million de véhicules gérés, on peut déduire qu’en moyenne, un véhicule coûte 4 372 euros par an, soit 364 euros par mois.

 


La hausse du montant moyen financé par véhicule est avant tout due aux exigences accrues des clients pour des véhicules disposant de plus d’équipements et de services.

 


Dans le parc géré en LLD, la part des véhicules de société a reculé de 15 à 13 % de 2008 à 2009, au bénéfice des véhicules particuliers, passés de 26 à 57 %, et des utilitaires, de 29 à 30 %.

 


Les captives des constructeurs et les filiales des banques se partagent largement le marché, les captives ayant, selon l’étude, « joué leur rôle de « facilitateur » dans la politique commerciale de leur constructeur ».

 


Le message écologique a bien été entendu : de façon générale, les émissions de CO2 des véhicules sont clairement orientées à la baisse.

Livraisons LLD au premier trimestre 2010


Après quatre trimestres de baisse, le premier trimestre 2010 a été marqué par un léger rebond de 4,6 % des livraisons. Selon le SNLVLD, le plus dur est passé mais l’activité reste loin de ses niveaux de 2007-2008.

 


Si reprise il y a, elle reste pour l’instant relativement timide. Dans ce contexte plutôt morose, le marché de la LLD s’en sort mieux que celui du fleet management.

 


Captives des constructeurs et filiales d’établissements bancaires se partagent le marché de la LLD et du fleet management.

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