BMW et Jaguar Land Rover s’allient dans l’électrification

Jaguar Land Rover va chercher BMW pour ses développements futurs en motorisations hybrides et électriques. Toute ressemblance avec une fusion en cours est fortuite…

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BMW Jaguar Land Rover

Alors que Fiat-Chrysler a un besoin vital de l’avance technologique de Renault dans la voiture électrique – objet d’une demande de fusion hypothétique aujourd’hui – c’est au tour de Jaguar Land-Rover de demander de l’aide à BMW. Un groupe qui détient un réel savoir-faire dans l’hybridation « sportive » et l’électrification de ses véhicules plus communs comme les Mini e ou i3. L’histoire ne repasse pas les plats pour celui qui a vendu Land Rover à l’indien Tata en 2000…

Selon le communiqué publié aujourd’hui, « Ensemble, nous avons la possibilité de mieux répondre aux besoins de nos clients en réduisant le temps de développement et en commercialisant plus rapidement les modèles et les technologies de pointe », affirme Klaus Fröhlich, patron du développement de BMW AG. Cette coopération doit permettre aux deux groupes de bénéficier de réduction de coûts résultant du développement commun des évolutions futures et des coûts de planification de la production, ainsi que des économies d’échelle dues à des achats communs. Cela ressemble beaucoup à la demande en mariage de FCA à Renault !

Ensemble mais séparément…

Pourtant, il n’est pas question d’aller plus loin et seul. « Une équipe conjointe d’experts, basée à Munich au siège de BMW, sera chargée de poursuivre le développement des groupes motopropulseurs de cinquième génération Gen 5 eDrive en vue de la production des transmissions électriques par chaque partenaire dans ses propres unités de production. » Et le communiqué de presse de préciser que « Les deux sociétés s’efforceront de respecter les spécificités propres à leurs marques dans tout projet ».

On aura donc compris que BMW va vendre à JLR, contre monnaie sonnante et trébuchante, ses avancées technologiques dans l’électrique sans lui livrer le secret de celles-ci. Question de vie ou de mort pour le groupe indo-britannique propriété de Tata dont les gros 4×4 et SUV ne suffisent pas, malgré un Jaguar i-Pace 100 % électrique, pour respecter les objectifs de 95 g de CO2 exigés par l’Union Européenne.

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