Bolloré Logistics : 30 % d’émissions carbonées en moins pour la flotte en 2030

Bolloré Logistics verdit la flotte de sa division « route », qu’elle soit en propre ou contractualisée. Il l’oriente vers les bioénergies et entame sa transition vers l’hydrogène.
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Bolloré Logistics émissions flotte
Bolloré Logistics affrète ponctuellement de nombreux poids lourds.

Filiale de Bolloré Transport & Logistics, Bolloré Logistics vise d’ici 2030 une réduction de 30 % des émissions carbonées de sa flotte par rapport à 2019. Sa stratégie passe par une dynamisation de sa politique RSE au regard. En effet, Bolloré Logistics dispose d’un parc important. Outre ses 82 poids lourds, il emploie 150 à 200 camions contractualisés à l’année auprès de transporteurs. Ces camions effectuent des flux réguliers tout comme des transports ponctuels.

Pour réduire ses émissions, Bolloré Logistics mise sur les biocarburants

Directeur de la division « route » de Bolloré Logistics depuis mai 2020, Thierry Deneuve programme les énergies en fonction des flottes. « Nos prestataires contrôlent la flotte affrétée, souligne-t-il. Nous leur demandons d’intégrer, dans un outil de référencement dédié, les carburants et les énergies utilisés dans leur parc. »

Bolloré Logistics s’efforce de verdir les véhicules qu’il emploie ou affrète.

Le contrôle des 150 à 200 poids lourds affrétés à l’année est strict. « Ils sont contractualisés pour une période d’un à trois ans selon les besoins du client et l’énergie qu’il désire, explique Thierry Deneuve. Depuis 2021, 15 % du parc roule avec des énergies de type GNL, BioGNC, B100, HVO. Nous avons l’objectif de passer cette proportion à 30 % d’ici fin 2023. »

HVO et Koolza pour la flotte en propre

Composée de véhicules MAN, Renault Trucks, Mercedes Benz et DAF, la flotte en propre de Bolloré Logistics est la plus vertueuse. « Pour nos vols « camionnés » entre Roissy et Luxembourg, nos poids lourds roulent au HVO. Nous attendons pour 2023 des poids lourds au B100 exclusif pour accéder aux ZFE-m, commente Thierry Deneuve. Certains seront alimentés au B100 Koolza de Bolloré Energy. Les conducteurs apprécient ces deux biocarburants ».

Les vols camionnés entre Roissy-CDG et Luxembourg circulent au HVO.

Cependant, un bémol restreint l’usage futur de ces biocarburants. « Leur avenir est limité en nombre de véhicules autorisés par la Communauté européenne et par leurs surcoûts en énergie ou en entretien, confie Thierry Deneuve. C’est pourquoi nous avons intégré début juin le projet subventionné HY4good avec France Supply Chain. Il nous permettra de tester un poids lourd à hydrogène fin 2023, soit rétrofité par un atelier spécialisé comme Hyliko, soit conçu par un constructeur tel qu’Iveco ».

La flotte de Bolloré Logistics s’électrise pour réduire encore ses émissions carbonées

©Thierry Deneuve

Thierry Deneuve est confiant. « L’hydrogène est une technologie d’avenir, affirme ce dirigeant. Si cette technologie s’avère prête à l’usage, nous choisirons un constructeur pour un essai longue durée afin d’affiner son usage et nous assurer de pouvoir utiliser le véhicule 20h/24 avec trois conducteurs pour le rentabiliser. Si c’est le cas, nous en acquerrons plusieurs exemplaires dès 2025. »

La question de la « recharge » se pose alors. « Nous alimenterons ces véhicules aux stations multi-services locales des énergéticiens ou à des pompes mobiles, répond le directeur. En effet, nous ne pouvons pas héberger de station hydrogène sur tous nos sites Bolloré Logistics ».

Pour les livraisons sur Paris, 30 % des véhicules de Bolloré Logistics roulent déjà au BioGNC. De plus, le transporteur prévoit cet été de tester un Volta Zero de Volta Trucks. Le but : « vérifier sa capacité à livrer la capitale depuis Roissy-CDG, détaille le directeur. Nous auditerons sa sécurité et étudierons aussi son schéma de recharge électrique et sa puissance. »

Cet été, Bolloré testera un Volta Zero électrique sur Paris.
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