Bordeaux hybride ses bus diesel

L’agglomération bordelaise a mis en service 30 bus hybrides diesel dans son réseau de transport public.

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« Depuis la fin des années 90, une partie des bus de notre réseau roule au GNV. Ces derniers représentent aujourd’hui les deux tiers de nos 400 véhicules. Mais nos infrastructures sont arrivées à saturation », explique Xavier Binard, chef de projet à la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub). C’est donc à l’occasion d’un renouvellement de flotte que la Cub a décidé de se tourner vers l’hybride diesel. Un choix qui conforte sa politique visant à favoriser l’usage de transports en commun plus respectueux de l’environnement. Un bus hybride ferait baisser de 20 à 30 % les émissions de polluants, tout en réduisant la consommation de carburant : elle s’établirait en moyenne à 30 l/100km, contre 38,5 l pour une bus diesel classique.

« Pour sélectionner des modèles de bus des différents prestataires, nous avons procédé à la monétarisation des incidences environnementales des bus, comme l’oblige une directive européenne de 2009 », détaille le chef de projet. En clair : plus le véhicule émet de polluants, plus son prix grimpe. Un critère aussi important que celui du coût d’achat et de maintenance, respecté au mieux par Heuliez Bus qui a remporté le marché. Le prestataire dispense également des formations aux conducteurs du réseau. L’objectif : leur permettre de s’approprier ces tout nouveaux bus, pourvus du Stop & Start et d’un système d’aide à la conduite.

Pour ces acquisitions, la Cub aura dû dépenser au total 12 millions d’euros, à 400 000 euros l’unité, chacune affichant un surcoût de 150 000 euros par rapport à un bus diesel classique. Un lourd investissement qui ne semble pas freiner la Cub dans ses prochains projets. « Si les retours d’expériences sont positifs sur le long terme, nous réfléchirons alors à accroître la part des hybrides dans la flotte », conclut Xavier Binard.

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