Bordeaux met sa flotte au régime vert

C’est en analysant les trajets de ses collaborateurs que Bordeaux a entamé la rationalisation et le verdissement de sa flotte.

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Le fil conducteur de la ville de Bordeaux pour son parc automobile : la mise en pool de tous les véhicules avec moins de 7 000 km/an au compteur. Ce qui a amené à créer trois pools d’une cinquantaine de modèles au total. Résultat, les 4 200 collaborateurs se partagent aujourd’hui 211 véhicules de service, contre 250 auparavant.

Pour chaque véhicule thermique renouvelé, la ville fait aussi la part belle aux critères environnementaux. Alors que la consommation et les émissions pèsent à 40 % dans les critères d’attribution lors de l’appel d’offres, aucun véhicule au-delà des 100 g de CO2 émis ne sera intégré au catalogue. « Les dernières acquisitions confirment cette volonté. Nous avons acheté en février 50 Peugeot 208 essence dont le grammage s’établit à 95 g pour 4 l/100 km, détaille Laurent Monesma, le chef du parc automobile. Le choix de l’essence plutôt que du diesel reflète nos préoccupations concernant les effets des particules fines sur la santé. »

Les motorisations alternatives ne sont pas en reste : la ville a opté depuis 2007 pour l’électrique avec à ce jour 51 véhicules utilisés quotidiennement par les agents. Si le pari de l’électrique semble gagné pour les VUL, le résultat paraît moins évident pour les véhicules de service. La ville a donc profité de la mise en œuvre des pools pour donner au plus grand nombre l’occasion de découvrir cette motorisation alternative. Deux Smart, une Zoé et deux Twizy sont ainsi répartis depuis novembre dans les pools réservés aux agents pour leurs trajets intra-muros.

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