Bosch s’attaque à la qualité de l’air

En prévision du Salon de Francfort, l’équipementier allemand Bosch a mis en avant une stratégie de développement axée sur l’amélioration de la qualité de l’air, depuis le compartiment moteur jusqu’aux services de mobilités alternatives.

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Bosch Qualite air
Source : Bosch

Outre le développement de l’électromobilité, Bosch cherche à réhabiliter les moteurs thermiques en proposant une technologie pour moteur diesel qui limite les émissions d’oxydes d’azote et en travaillant sur la réduction des particules émises par les moteurs essence. Sur ces derniers, « grâce à des mesures internes au moteur et à un post-traitement efficace des gaz d’échappement, les valeurs obtenues sont inférieures de près de 70 % au seuil de particules fixé par la norme Euro 6dtemp », annonce l’équipementier. Celui-ci n’oublie pas les émissions de particules de freinage et a conçu une technologie baptisée iDisc qui générerait « jusqu’à 90 % de poussière de freinage en moins qu’un disque de frein classique. » Sur les VE, Bosch mise que son système de freinage par régénération qui éviterait selon lui « plus de 95 % des particules de freinage ».

En parallèle, Bosch joue la carte des données pour commercialiser des solutions auprès des villes. L’équipementier développe actuellement des stations de mesure destinées à comprendre les interactions chimiques qui se produisent dans l’atmosphère et les facteurs (températures, vent, rayonnement solaire, etc.) qui influent sur la production de substances polluantes, en particulier les particules fines, l’ozone, le dioxyde de souffre et les oxydes d’azote (NOx). Ces dispositifs sont actuellement en test à Paris, Marseille et Stuttgart. Avec les données récoltées, Bosch souhaite par exemple établir des cartes en temps réel de la qualité de l’air et orienter les politiques de gestion du trafic. De même, l’équipementier joue la carte de la connectivité pour collecter des données anonymes sur le comportement des voitures en termes d’accélération et de freinage et ainsi effectuer des prévisions quant à leurs émissions, toujours dans le but d’optimiser le trafic en faveur de la qualité de l’air.

L’entreprise va jusqu’à concurrencer les opérateurs de mobilité, dont les constructeurs et les loueurs, en proposant son service de scooters électriques en autopartage Coup ; mais aussi les spécialistes de la cartographie et de la navigation via sa start-up Triflix, et les sociétés de covoiturage avec sa plate-forme SPLT utilisée par ses propres collaborateurs.

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