BPCE Assurances : la mobilité douce, un objectif RSE

La mobilité douce figure au cœur des objectifs RSE de BPCE Assurances, entité du groupe BPCE. L’ambition pour ce dernier : abaisser les émissions carbone de 15 % entre 2019 et 2024.
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BPCE mobilité douce

Le développement de la mobilité douce fait partie des objectifs RSE du groupe BPCE, et implique tout autant ses entités dont BPCE Assurances. Cette dernière est née de la fusion de la Caisse nationale des Caisses d’épargne et de la Banque fédérale des Banques populaires en 2009. BPCE Assurances compte 2 200 collaborateurs répartis dans neuf sites, avec 75 véhicules de fonction et 30 vélos électriques partagés pour circuler entre les sites parisiens. Pour en apprendre plus sur sa stratégie de verdissement, nous avons fait le point avec Marion Aubert, la directrice RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de BPCE Assurances.

Flottes Automobiles : En développant la mobilité douce, quels sont les objectifs que BPCE Assurances cherche à atteindre ?

Marion Aubert, directrice RSE de BPCE Assurances

Marion Aubert : BPCE Assurances développe une mobilité douce en faveur de ses salariés pour des questions de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). Nous nous devons d’être une entreprise responsable. Cela passe par le développement des transports collectifs pour nos collaborateurs, ainsi que par la mise à disposition de vélos et de trottinettes. En effet, 28 % de nos « émissions carbone » sont liées aux déplacements. Nous menons cette politique que porte également le comité social et économique (CSE) depuis 2018.

Cela rentre aussi dans le cadre d’un plan stratégique dont l’un des buts vise à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre sur différents « scopes » dont celui des déplacements de nos salariés. Cela permet d’atteindre nos deux objectifs majeurs : lutter contre le réchauffement climatique et améliorer le bien-être de nos collaborateurs. Dans les deux cas, ces derniers sont demandeurs. In fine, nous avons comme ambition, à l’échelle du groupe, d’abaisser nos émissions « carbone » de 15 % entre 2019 et 2024. En 2022, nous avons déjà baissé ces taux de 9 %.

Qu’avez-vous concrètement mis en place pour atteindre ces deux objectifs ?

Nous proposons tout d’abord à nos collaborateurs le remboursement de leurs cartes de transport en commun, à hauteur de 50 % du montant. Ensuite, nous participons financièrement, via le CSE, à l’acquisition de vélos par nos salariés. Ainsi, la subvention que nous versons s’élève à 400 euros par achat. Nous avons également mis à disposition de nos employés parisiens une flotte de vélos électriques partagés. Il s’agit de deux-roues acquis par notre entreprise, pour que nos collaborateurs puissent se déplacer entre nos sites franciliens.

Avez-vous déployé des moyens pour inciter les collaborateurs de BPCE à adopter la mobilité douce ?

Pour inciter nos salariés à utiliser la petite reine, nous avons, en outre, déployé des parkings à vélos de 1 500 places dans nos sites franciliens, dont 600 dans les tours BPCE et 200 sur les autres sites en région. Ces parkings disposent de « kits de réparation avec système de gonflage ». Ils sont sécurisés et couverts et nous y avons installé des bornes de recharge pour les vélos électriques. À Charenton, en région parisienne, nous proposons ainsi 120 places de vélo pour 21 bornes de recharge électrique.

Outre le vélo, avez-vous mis en œuvre d’autres mobilités alternatives aux véhicules thermiques ?

Notre politique de déplacement impose aussi à nos équipes de prendre le train quand la durée du transport est de trois heures et moins. Nos employés franciliens, quand ils se rendent sur nos sites bordelais, doivent ainsi utiliser le rail. L’idée est de privilégier les moyens de transport qui émettent le moins de CO2 avec des opérations locales d’incitation au covoiturage.

Nous avons, par exemple, déployé notre propre application de covoiturage. En effet, nous avons constaté que les véhicules de nos collaborateurs étaient remplis à raison d’environ 1,1 passager par véhicule quand ils viennent travailler dans nos bureaux le matin. Ce système informatique ne rencontrait pas beaucoup de succès jusqu’à ce que le prix de l’essence augmente. Ainsi, c’est maintenant beaucoup plus utilisé.

Enfin, nous proposons quelques voitures électriques pour nos équipes bordelaises pour se déplacer en inter-sites dans la région. Nous avons aussi en tête de développer un forfait mobilités durables. Ce point précis, nous l’aborderons d’ici 2024.

Quel est le retour des salariés de BPCE sur ces mobilités douces et alternatives ?

Nos collaborateurs sont demandeurs et sont les premiers à proposer des idées pour améliorer la situation. Il existe des « early adopters », mais aussi des collaborateurs continuant à venir au travail en voiture le matin, alors que le nombre de places de parking est moindre que celui des salariés. Néanmoins, globalement, les collaborateurs sont demandeurs de ces mesures et le CSE se montre aussi très intéressé. Tous ces membres ont ainsi suivi la fresque du climat.

Développez-vous d’autres mesures pour abaisser vos émissions de gaz carbonique ?

Effectivement. Nous développons aussi une série de mesures qui ne sont pas liées proprement dit au transport, mais qui visent quand même à limiter les déplacements. La première concerne le développement du télétravail. Nous l’avons très fortement soutenu, avec quatre à dix jours de « home office » par mois et par salarié. Cela représente entre un et trois jours de télétravail par semaine et près de 80 % de nos collaborateurs sont concernés. Nous avons aménagé nos locaux pour mettre en place du « flex office » en tenant compte du télétravail. Une application spécifique est à disposition des collaborateurs pour « réserver » leur bureau quand ils ne télétravaillent pas. Nous avons aussi développé la « visio » avec des salles dédiées dans chacun de nos locaux et nous avons doté les ordinateurs de nos salariés d’un système intégré de conférence à distance.

Menez-vous également des campagnes de sensibilisation ?

En parallèle, nous souhaitons que l’ensemble de nos salariés soit sensibilisé aux questions environnementales et nous leur faisons suivre une formation à la fresque du climat. Un tiers de nos collaborateurs l’ont suivie en 2022 et l’ensemble des équipes l’aura suivie en 2024. Ces cursus de sensibilisation durent deux heures. Il s’agit d’expliquer à nos salariés ce qu’ils peuvent réaliser eux-mêmes, concrètement, pour améliorer nos conditions environnementales. Cela concerne leur alimentation ou leurs déplacements. Nous leur présentons aussi notre plan stratégique en matière de RSE et nous répondons à leurs questions.

Et du côté de vos clients ?

Comme nous sommes des assureurs, nous encourageons également nos clients à changer leurs habitudes en matière de déplacement. Nous leur proposons des assurances pour les vélos et les trottinettes électriques. De plus, nous menons des campagnes sur l’éco-conduite en sensibilisant nos assurés sur l’intérêt de suivre des stages d’éco-conduite. Nous proposons aussi une réduction de 10 % du coût de nos polices d’assurance pour les clients utilisant une voiture émettant moins de 50 g de CO2 au kilomètre. C’est le cas des voitures électriques ou hybrides. Nous organisons aussi nos systèmes de réparation de véhicules après accident en privilégiant la réparation au changement de pièce, et le réemploi de pièces plutôt que d’en mettre des neuves.