Caudron Meunerie teste un Econic au biogaz pour livrer Paris

Pour livrer la farine à Paris en 2024, le transporteur Caudron Meunerie emploie un Econic au BioGNC afin de choisir entre l’eEconic électrique et d’autres camions à bioénergies.
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Caudron Meunerie Econic
La cabine basse de l’Econic le rend idéal pour livrer les centres-villes et les ZFE-m, estime Caudron Meunerie.

Livrant 40 % des boulangeries de France, Caudron Meunerie (230 moteurs, 390 salariés), filiale du Groupe Mousset, cherche le véhicule propre pour circuler dans les ZFE-m et les centres-villes en 2024. Le transporteur teste ainsi sur Paris un porteur Mercedes Benz Econic 2630 à cabine basse et roulant au BioGNC, tant pour limiter ses émissions carbonées, que pour sécuriser le conducteur-livreur.

400 km d’autonomie

Cet Econic Euro6 6×2 est à la fois un reliquat et un condensé de hautes technologies. Avec son moteur M936G de 302 ch datant de 2014, il est le dernier porteur au gaz produit par Daimler Truck qui se consacre désormais à l’électromobilité. Il transporte sur 400 km les 12 t de sacs de farine que le conducteur-livreur et son collègue peuvent distribuer sur leur tournée entre le chargement du fret aux Moulins Soufflet de Corbeil-Essonnes (91) et les livraisons aux boulangeries avant de revenir à leur base avec les emballages restitués. Dans ce parcours, l’approvisionnement en gaz constitue une sécurité, estime le transporteur : « l’offre de recharge en électricité reste encore trop faible en région parisienne. »

La motorisation au biogaz confère à l’Econic une autonomie de 400 km.

Ergonomie de la cabine et sécurité active

La livraison s’effectuant par sacs de 25 kg chez Caudron Meunerie, l’Econic est carrossé en plateau bâché à ridelles. Il s’équipe aussi d’un hayon électrique, d’une transmission automatique Allison et de deux essieux directeurs facilitant ses rotations. Côté sécurité, il est géolocalisé et dispose de caméras à 360 °. Il se dote aussi de l’Active Brake Assist4 pour le freinage d’urgence et du Side Guard Assist pour les changements de direction.

La farine est livrée aux boulangeries urbaines par sacs de 25 kg lors de tournées cumulant 6 à 12 t.

Sa cabine basse à porte à vantail réduit les risques de chute et la fatigue du conducteur. Celui-ci n’a en effet qu’une marche pour accéder à sa cabine ou en sortir. Il réserve ainsi ses forces à la manutention des 6 t de sacs livrés par tournée. Et un conducteur avoue sa satisfaction pour « l’environnement agréable de la cabine basse et pour l’amélioration qu’elle suscite dans ses relations avec le public. »

Caudron Meunerie : vers la mixité énergétique ?

David Don, responsable achats des véhicules de Caudron Meunerie, se monter satisfait par l’ergonomie de la cabine de l’Econic. Mais il s’inquiète de devoir encore tester l’autonomie des eEconic électriques qui remplaceront celui au biogaz. En cause : « des délais de livraison qui atteignent douze mois. De notre côté, nous devons anticiper nos commandes pour être opérationnels avant 2024 », souligne David Don.

Le B100 exclusif étant Crit’Air1, Caudron Meunerie envisage de l’utiliser avant de passer à l’électricité ou l’hydrogène.

En Vendée, le Groupe Mousset a constaté la pertinence des Scania au gaz pour livrer les magasins de Système U. Mais cet acheteur se dit « pessimiste sur l’avenir du gaz ». Son inquiétude : la hausse de son prix. David Don suit donc de près les tests de poids lourds au B100 et au XTL qu’effectue le groupe pour déterminer leur intérêt. « Nous devrons sans doute pratiquer la mixité énergétique jusqu’à la commercialisation des poids lourds à hydrogène », conclut-il.

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