L’hôpital Carémeau du CHU de Nîmes se prépare aux ZFE-m

Huit ans après avoir passé une partie de son parc de 137 véhicules à l’électrique, le campus Carémeau du CHU de Nîmes livre quelques conseils pour anticiper les ZFE-m.
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CHU Carémeau Nîmes ZFE-m

L’hôpital universitaire Carémeau de Nîmes a anticipé le verdissement de sa flotte alors qu’une zone à faibles émissions est prévue pour l’agglomération nîmoise d’ici 2025. Mais des zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-m) vont bientôt s’appliquer dans les agglomérations voisines. « C’est le cas d’Avignon fin juin 2022 et Montpellier en juillet, puis Marseille en septembre », expose Jérôme Peiffer, responsable parc automobile, projets numériques et logistiques du CHU de Nîmes. Le campus hospitalo-universitaire Carémeau se compose d’un site principal et de deux annexes, respectivement éloignées de 7 km et de 50 km.

Suite au décret n°2017-24 du 11 janvier 2017, le campus Carémeau a décidé en 2018 d’effectuer 50 % de ses renouvellements de véhicules thermiques en électrique. Aujourd’hui, sa flotte de 130 véhicules de service comprend 17 modèles électriques.

Les vignettes Crit’Air, un critère de choix

Le CHU identifie son parc au moyen des vignettes Crit’Air. « Apposées dans le coin inférieur droit des pare-brise, les vignettes Crit’Air font état du niveau d’émissions des véhicules. Et c’est un critère de choix lors des renouvellements. Dans notre flotte, nous avons 17 véhicules Crit’Air 0 (ou verte), 95 autres Crit’Air 1 ou 2, 17 Crit’Air 3, 1 Crit’Air 4 et 7 Crit’Air 5 », précise Jérôme Peiffer.

« Nous avons désormais un recul de huit ans sur l’usage de l’électrique. Cela nous a permis d’identifier certaines bonnes pratiques », reprend ce responsable. Le CHU a analysé les types de mobilité de ses collaborateurs afin de savoir si une version électrique du véhicule thermique se prête à leurs usages.

Un accompagnement pour lever les freins

« Dès la commande d’un nouveau véhicule électrique, nous avons lancé les travaux d’équipement en bornes. Il faut prendre en compte les délais des travaux nécessaires pour l’installation des bornes avant la réception des véhicules. En effet, ces travaux dépendent de la configuration des parkings », conseille Jérôme Peiffer.

En outre, le CHU de Nîmes a accompagné ses collaborateurs dans la prise en main de l’électrique afin de lever les craintes liées à l’autonomie. « L’autonomie proposée par les constructeurs n’est plus un problème pour un grand nombre de transports, hors transports matières et patients. En effet, nous effectuons les recharges la nuit (c’est-à-dire pendant 8 à 12 heures) sur une place dédiée et sécurisée », indique Jérôme Peiffer.

« Nous ne comptons pas nous arrêter là. Les injonctions ʺenvironnementalesʺ, le TCO, la prochaine norme Euro 7 et la hausse du coût du carburant (+ 21 % depuis 2021 pour le gazole) nous poussent vers l’électrique », conclut Jérôme Peiffer.

La flotte du campus Carémeau du CHU de Nîmes en chiffres

Le campus hospitalo-universitaire Carémeau du CHU de Nîmes possède un parc de 137 véhicules. Dont 127 VP et VUL de service et 10 poids lourds en LLD. Parmi les VP, 17 véhicules électriques dont 8 Zoé et 9 Kangoo. En plus de ce parc, le campus détient 7 « golfettes. » Deux techniciens et un administratif travaillent au sein de l’atelier garage et réalisent la maintenance de niveau 2 des véhicules. « Le verdissement de la flotte nécessite des habilitations, c’est pourquoi nous avons formé nos techniciens à l’habilitation électrique initiale ʺB0Lʺ pour les maintenances réalisées en interne », explique Jérôme Peiffer.