Circet fait jouer la concurrence entre loueurs

Circet est une entreprise qui a grandi vite, notamment par croissance externe. Ce spécialiste des réseaux de télécommunication dispose donc d’un parc important, 450 véhicules, mais qui a longtemps été disparate.

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Stéphan Kemsisian, directeur des achats.
Stéphan Kemsisian, directeur des achats, Circet

« Nous avons eu jusqu’a dix loueurs différents, relate Stéfan Kemsisian, directeur des achats. Nous finissons aujourd’hui d’épurer notre parc et n’aurons bientôt plus que trois loueurs ». Cette rationalisation commence déjà par une veritable profession de foi : « il n’y aura plus de véhicules en propriété, nous ferons exclusivement de la location longue durée ». Un choix de gestion qui s’impose, quel que soit le type de véhicule concerné. Et il y en a, des types de véhicules chez Circet. Outre ceux de direction, Stefan Kemsisian divise son parc en trois catégories : la première, celle des véhicules spéciaux, au nombre d’une trentaine, est aussi la plus difficile à gérer. Ce sont des fourgons très techniques, équipés d’outillage spécifique. Les deux autres catégories, les véhicules de service, sont composés d’une part de voitures de type Clio ou 207, et d’autre part de véhicules utilitaires simples. Les véhicules spéciaux sont gérés par Fraikin, exclusivement. « Ils sont d’un entretien très complexe, nous préférons les confier a un prestataire capable d’intervenir n’ importe où et n’importe quand, sans avoir à fixer de rendez-vous dès qu’il y a une panne », détaille Stéfan Kemsisian.

Cette problématique de dépannage est également valable pour les utilitaires, « où qu’ils se trouvent, quelque part entre Aurillac et Figeac au sommet d’une colline… » Si les véhicules spéciaux sont confiés a un seul prestataire, les utilitaires, comme les voitures de service, sont désormais gérés par trois loueurs. Les deux principaux sont Leaseplan et Diac Location, la filiale de Renault, complétés par Fraikin qui intervient à nouveau, mais uniquement sur les VU. Dans le domaine des utilitaires, Fraikin tient la corde. « Certes, les loueurs classiques ont un prix facial moins élevé, mais ce n’est plus si évident en ajoutant tous les coûts additionnels et la gestion que nous avons du mal à quantifier. Ces éléments n’existent pas chez Fraikin », observe le directeur des achats. Toujours pour ses véhicules spéciaux, l’entreprise a choisi de confier la quasi-totalité des prestations à Fraikin, à l’exception du carburant, comme d’ailleurs pour le reste du parc. Trois loueurs, c’est aussi pour éviter d’être trop dépendant du constructeur. Circet a en effet choisi de s’équiper chez Renault pour l’ensemble de ses véhicules.

A la base, un accord tripartite permet à l’entreprise de recourir aux services des deux loueurs, Leaseplan et Diac Location. « Une façon de ne pas être captif de la captive », commente Stéfan Kemsisian. Et de faire jouer la concurrence. « Depuis quatre ans que cet accord existe, aucun des deux loueurs ne m’a déçu », ajoute-t-il. Une répartition géographique s’est mise en place naturellement : puisque le siège social de Circet se trouve dans le Vaucluse, c’est Diac Location avec ses agences à proximité qui couvre le Sud du pays ; Leaseplan intervient plutôt dans le Nord. Fraikin complète désormais ce schéma. L’aspect humain de la gestion de flotte est également déterminant. Une mauvaise approche du dépannage a des effets très négatifs que Stéfan Kemsisian qualifie de  « bruit interne » : « Des journées de production perdues, une baisse de motivation des collaborateurs… Une bonne gestion de flotte, c’est aussi un outil de gestion des ressources humaines ».

Circet en chiffres

• Un effectif de 750 salariés
• 450 véhicules gérés en LLD, véhicules spéciaux, voitures de service, utilitaires