Le CNPA veut regrouper l’ensemble des métiers de l’automobile

Le CNPA a présenté ses nouvelles orientations. Au programme : regroupement des activités dans une logique de filière, soutien aux start-ups et numérisation, avec pour ambition de créer la « carte vitale » de l'automobile.

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Lors d’une conférence de presse, Francis Bartholomé, président du Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) récemment réélu, a présenté les orientations de son nouveau mandat. L’objectif est de passer de 17 000 adhérents en 2017 à 20 000 en 2020.

Suite aux élections, le CNPA affiche une gouvernance rajeunie, avec une moyenne d’âge située en-dessous des 50 ans et un renouvellement de 50 % des effectifs. Francis Bartholomé compte sur ces nouvelles recrues pour porter la transformation du CNPA qui veut désormais fonctionner comme dans une logique de filière et briser les silos. Pour le président, l’objectif est de représenter l’ensemble des métiers de l’automobile, depuis l’industrie (constructeurs et équipementiers) jusqu’aux services.

Cette dynamique est d’abord passée par la création de la branche des services multimarque de l’après-vente automobile (SMAVA), qui a fait entrer au CNPA dix enseignes de réparation (Carglass, Feu Vert, Euromaster, Norauto, Speedy, Midas, First stop, BestDrive, France Pare-Brise et Mondial Pare-Brise).

Moove’Lab : un incubateur pour les start-ups de la mobilité

Aujourd’hui, ce sont les start-ups qui sont dans la ligne de mire. Le CNPA a récemment créé un pôle dédié aux « solutions de mobilité », avec en son sein d’une branche « Métiers de la mobilité partagée ». Ce pôle se tient prêt à accueillir les jeunes pousses, et notamment celles qui seront incubées cette année au sein du Moove Lab’, l’incubateur lancé par le CNPA en partenariat avec Via ID et Carglass. Ces dernières seront accueillies dans les pôles mobilité et véhicules autonomes du campus de start-ups Station F, fondé par Xavier Niel.

30 start-ups se sont déjà positionnées, mais une dizaine seulement sera retenue pour un programme de six mois. « Nous mettrons les start-ups en relation avec les métiers concernés. C’est quelque chose que nous allons apporter à l’ensemble des terrains de nos métiers et en contrepartie, nous leur demanderons de réfléchir aux besoins auxquels les start-ups pourraient répondre », a précisé Francis Bartholomé. Toutefois, le programme ne donnera pas lieu à une prise de participation financière du CNPA dans les start-ups incubées.

Créer la « carte vitale » de l’automobile

En parallèle, le CNPA a entrepris d’autres projets. Côté consommateurs, le Conseil a mis en place une charte éthique signée par tous ses professionnels, afin de garantir le respect des réglementations, la transparence de l’information, la qualité du conseil, la confidentialité des données ou encore le respect des normes environnementales. En outre, le CNPA ambitionne de « devenir le chantre de la sécurité routière », à travers son pôle métier « éducation routière ».

Un autre grand projet consiste à mettre en ligne une plateforme de la mobilité regroupant des informations consolidées – telles les données constructeurs –, et qui sera accessible à l’ensemble des adhérents. À terme, « nous voulons créer la carte vitale de l’automobile : réparation, âge, accidents, changements de propriétaire, etc. Si on veut une mobilité qui ne soit pas punitive mais intelligente, il faut connaître le parc roulant », a conclu Francis Bartholomé. La plateforme est prévue pour début 2018, reste désormais à mener à bien sa mise en place technique et notamment la remontée des données côté adhérents.

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