Colas verdit sans frais 70 % de sa flotte grâce au B100

Pour réduire de 30 % ses émissions de GES d’ici 2030, Colas a signé un accord national avec Saipol pour faire rouler 2 100 de ses 3 000 poids lourds Euro 5 à l’Oleo100 d’ici 2023.
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Camions Colas
Compatibles au B100, les 2100 poids lourds Euro 5 de Colas réduiront les émissions de CO2 du groupe de 39 000 t par an jusqu’au moins 2025.

Colas France franchit une nouvelle étape dans son projet ACT. Un projet qui vise à réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Tout en incluant 50 % de VUL eTGE électriques ou de poids lourds au GNV dans le renouvellement de ses véhicules thermiques, le constructeur d’infrastructures routières a signé un accord national à l’été 2021 avec Saipol, fournisseur de B100. Il s’engage ainsi à faire rouler à l’Oleo100 issu de colza 70 % de sa flotte française, soit 2 100 poids lourds.

Colas, 2 100 camions sur 148 agences

© Colas Why Vision
Saipol fournira des citernes aux 148 agences Colas qui adopteront son Oleo100.

L’accord, dont la mise en place a débuté en octobre 2021, porte sur les 148 agences françaises de Colas. Des agences qui possèdent près d’une vingtaine de véhicules consommateurs. Saipol les équipera gracieusement de citernes dédiées. Et illes alimentera depuis ses usines du Mériot (10400), de Grand-Couronne (76530) et de Bassens (33530, et surveillera au quotidien la consommation. Fin mars, 14 agences posséderont leur cuve. 300 poids lourds seront alimentés en B100. Ce qui réduira ainsi de 60 % leurs émissions de CO2 et de 80 % celles des particules fines. Début 2023, la totalité des 148 agences seront dotées de cuves Oleo100. Les 2 100 poids lourds prévus dans l’accord rouleront au B100.

39 000 tonnes de CO2 supprimées

Pour Colas, l’impact sera majeur : « Nous réduirons de 39 000 t par an nos émissions de CO2 », se félicite Jérémy Courtois, directeur Equipements de Colas France. Celui-ci précise : « Cette opération a une durée limitée car nous avons également prévu de développer l’usage d’autres énergies comme l’électrique et l’hydrogène ou d’autres biocarburants pour nos véhicules qui doivent circuler en ville ou dans les ZFE-m. Mais elle nous permet de décarboner rapidement et de façon presque financièrement neutre la majorité de notre flotte sur le territoire français. De plus, la surconsommation constatée par nos services atteint seulement les 3 %. Nos salariés expriment une vraie fierté à réduire leurs émissions carbonées grâce à cette démarche environnementale. »  

colas oleo100
© Colas Why Vision
Les salariés de Colas sont fiers de protéger l’environnement en roulant avec un biocarburant.

Avenir électrique pour les engins de TP

De fait, tous les poids lourds concernés sont des Euro 5 d’avant 2015. Leur compatibilité à l’Oleo100 est ainsi automatique, mis à part le décapage préalable de leurs réservoirs. « Sur nos chantiers, nos poids lourds ont beaucoup d’attente. Ils ne roulent que 160 à 200 km par jour, justifie Jérémy Courtois. Nous les gardons donc de 10 à 15 ans. Il nous arrive même de racheter les véhicules que nous avions pris en leasing. »

Colas espérait passer aussi ses engins de chantier au B100. Mais il y a finalement renoncé. « Ils sont compatibles au B100. Les constructeurs n’acceptent cependant pas pour l’heure de l’homologuer comme carburant. Certaines catégories d’engins pourraient manquer de puissance. » Colas recourra donc à d’autres biocarburants ou à des véhicules électriques et autonomes pour les tombereaux et les Dumpers de ses carrières.

colas
Colas décarbonera ses engins de TP avec d’autres biocarburants ou en acquérant des engins électriques, voire autonomes.

 

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