Collectivités : Mutualiser pour optimiser le parc

L’attribution des véhicules est l’un des principal casse-tête des responsables de parc et le premier levier de gestion de la flotte grâce à une meilleure optimisation des véhicules. Tout dépend des missions et des activités des agents.

- Magazine N°153
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«Certains agents, contrôleurs routiers, chef de service,… ont besoin en raison de leur impératifs professionnels d’un véhicule affecté pour leur faciliter l’exercice des missions. Ils peuvent ainsi en disposer pour rentrer à leur domicile mais les trajets allerset- retours font l’objet d’une contribution financière. En revanche, plus d’un tiers de notre parc est en pool, essentiellement sur des sites de plus de cinquante personnes. Le système fonctionne très bien avec un service de réservation via la messagerie électronique des agents et un logiciel de gestion de ressources »», explique Romain Meyer (Moselle) « Il faut désacraliser le principe de la voiture de service et quand elle est sous-utilisée, elle doit être remise à disposition dans la flotte », ajoute-t-il. Objectif : ne pas accroître la taille du parc, voire le réduire. « Les activités de la collectivité ont augmenté avec les nouveaux transferts de compétence de l’Etat, depuis 2007, mais notre parc n’a pas augmenté grâce à une meilleure utilisation des véhicules », souligne Romain Meyer.

Dans les Alpes-Maritimes, la suppression de 100 véhicules s’est accompagnée d’un important effort de mutualisation. « Certaines directions comme le médicosocial ou l’insertion et le logement ont déjà mis en pool la quasi-totalité des véhicules du siège. Mais, du fait de la diversité des activités, cette pratique ne peut concerner tous les agents dont certains sont en permanence sur la route comme les contrôleurs routiers », explique Gilles Debergue.

Les alternatives à la voiture se développent aussi. Dans le Finistère et en Dordogne, des vélos sont mis à disposition des agents et des tickets de bus sont distribués pour les déplacements dans Quimper.Dans les Alpes-Maritimes, « des scooters sont à disposition dans les zones urbaines ainsi que 125 vélos. J’en suis d’ailleurs un fervent utilisateur pour me rendre de mon bureau au centre administratif, éloignés de 1,5 km », souligne Gilles Debergue. Les outils de visio-conférence se développent aussi pour réduire les déplacements.

Contrôler le kilométrage et sensibiliser les agents

Le Conseil Général de Dordogne fournit des cartes de carburants et « l’utilisation du logiciel parc permet de surveiller le kilométrage et d’effectuer des permutations entre les véhicules qui roulent beaucoup et ceux qui sont sous-utilisés », explique Paulette Lacorre, dont le parc est en LLD. Dans certains départements, ces cartes permettent aussi de mieux contrôler l’utilisation du véhicule.

« Grâce à la mise à disposition d’une pompe à carburant sur le centre administratif et à l’attribution de cartes carburant aux agents éloignés du siège, nous pouvons tracer le kilométrage et le carburant utilisé. Nous attendons par ailleurs un nouveau logiciel qui permettra de calculer les coûts de maintenance pour chaque véhicule. Mais le contrôle et le rappel à l’ordre n’est pas aisé. Certains agents sont en astreinte le week-end. Ce qui justifie des prises de carburant en dehors de la semaine. D’autres ont des missions les obligeant à faire beaucoup de route de montagne en urgence.Ils usent donc plus leurs pneus », explique Gilles Debergue (Alpes-Maritimes). « Dans ces conditions, il est difficile d’établir des normes de consommation ou de maintenance », ajoute-t-il.

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