Comment réduire ses PRK ?

- Magazine N°128
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Petit à petit, les entreprises appréhendent mieux les prix de revient kilométrique des véhicules de leurs flottes. Elles sont de plus en plus convaincues de l’intérêt qu’elles ont à mettre en place des règles de mesure des coûts d’usage de leurs flottes, et pas simplement les plus grandes d’entre elles. Toutefois, fait à signaler, le coût de détention des véhicules a largement pâti l’an dernier de l’envolée des tarifs à la pompe. Mais pas uniquement. Philippe Noubel, Directeur général d’Arval rappelle que les gestionnaires ont dû composer avec la baisse des prix des véhicules d’occasion et donc, les coûts du carburant. Pour les taux d’intérêt, on sortait d’une longue période baissière (juillet 2000-juillet 2005) et les taux se sont appréciés, depuis cette date, de 175 points de base. La hausse du carburant (+ 30 % en deux ans) a fait s’envoler le coût global de 100 euros par mois environ pour des utilisations intensives des véhicules. Cette forte hausse du coût global de détention doit amener les gestionnaires de parcs à s’interroger sur les deux postes les plus importants d’un véhicule : la dépréciation et la consommation. « Si on ne s’intéresse pas à la qualité intrinsèque du produit, on passe à côté du poste le plus important qu’est la dépréciation », affirme Philippe Noubel.

C’est la raison pour laquelle, selon le patron d’Arval, le client doit impliquer plus largement le loueur et le constructeur dans le processus de sélection du véhicule, afin de prendre la pleine mesure de « l’appréciation de la dépréciation ». Revue de détails d’un sujet hautement politique dans les entreprises : les bonnes pratiques pour réduire effectivement les PRK.