Commission Royal : Renault, Ford et Opel mauvais élèves ?

L’association Transport et Environnement s’est vu remettre, par deux associations présentes à la Commission dite Royal, les premiers résultats des tests de pollution. Renault Ford et Opel sont pointés du doigt.

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Commission Royal : Renault, Ford et Opel mauvais élèves ?

Mise en place après le scandale des moteurs truqués Volkswagen, la Commission dite Royal commence à révéler certains de ses résultats. Alors que Renault a déjà été pointé du doigt, deux organisations, membres de cet organe chargé de tester les émissions de polluants de 100 véhicules d’après un protocole de l’UTAC, ont envoyé un premier retour concernant les travaux à Transport et Environnement. Si aucune donnée chiffrée n’a été dévoilée, l’association s’est amusée à représenter les premières données sur les 22 premiers véhicules testés sous la forme de nuages d’émissions (voir la photo ci-dessous).

L’organisation a accompagné ce graphique de plusieurs notes. Le premier constat présenté est le suivant : « Les tests laissent voir des disparités très variables entre les émissions mesurées en laboratoire à différentes températures et les émissions mesurées sur piste. Plus surprenant, des différences marquées apparaissent aussi bien entre véhicules d’un même constructeur qu’entre les différentes marques automobiles ».

Opel, Renault et Ford : des résultats qui interpellent

Si les premiers résultats confirment aussi « les soupçons de sur-optimisation des véhicules lors des tests en laboratoire, afin d’obtenir leur homologation », Transport et Environnement a relevé « que certains véhicules dépassent de manière démesurée les seuils des normes d’émissions ». Souhaitant avant tout « que ces résultats ne restent pas sans réponse », les trois entités estiment enfin que « les investigations doivent être approfondies sans plus tarder afin d’expliquer sans ambigüité pourquoi les systèmes de dépollution sont défaillants en mode d’utilisation normale ».

Et l’organisation européenne de conclure en soulevant une question : « Que va-t-il advenir des véhicules dont les émissions dépassent en utilisation normale trois, cinq voire dix fois les seuils autorisés par les normes ? » Il est cependant important de rappeler qu’à l’heure d’écrire ces lignes, aucune mesure limite d’émission de Nox en conditions réelles n’existe