Des comportements à risque au volant des véhicules d’entreprise

Selon un sondage IFOP réalisé pour le télématicien Fleetmatics, 88 % des conducteurs d’un véhicule d’entreprise reconnaissent avoir eu des comportements à risque.

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Dans une étude intitulée « Les Français et la Sécurité Routière au travail », menée auprès de 507 conducteurs, l’IFOP a répertorié la nature des comportements à risque au volant des véhicules d’entreprise. Au premier rang des entorses au Code de la route : 79 % des personnes interrogées reconnaissent avoir déjà dépassé la limitation de vitesse. Des excès que les sondés justifient : 71 % expliquent rouler à une vitesse excessive pour ne pas être en retard, 62 % par fatigue ou par stress, et 45 % pour revenir plus rapidement chez eux.

Le téléphone, encore et toujours

Vient ensuite l’utilisation du téléphone au volant pour 61 % des personnes interrogées. Elles déclarent l’utiliser au volant au moins une fois par mois. 35 % indiquent s’en servir presque tous les jours. Un comportement particulièrement présent chez les travailleurs indépendants et les commerciaux : 61 % déclarent utiliser leur téléphone au volant presque quotidiennement. L’usage du téléphone est aussi régulier chez plus de 50 % des conducteurs de véhicules utilitaires, camionnettes ou véhicules de livraison. Et chez l’ensemble de ces utilisateurs, seuls 19 % d’entre eux recourent à une oreillette.

Enfin, le sondage livre des chiffres sur la consommation d’alcool au volant. 29 % de sondés déclarent avoir déjà conduit après avoir bu, tout en estimant qu’ils respectaient la limite autorisée… Ce comportement concerne particulièrement les cadres, à 26 %, et les employés du BTP, à 34 %.

Alcool et médicaments au volant

Le sondage relève également que 26 % des sondés admettent avoir déjà conduit sous l’effet d’un médicament prescrit par leur médecin et susceptible de gêner leur concentration. 16 % l’ont fait plusieurs fois.

Au total, 88 % des personnes interrogées reconnaissent avoir déjà eu un comportement à risque au volant d’un véhicule d’entreprise. Paradoxalement, ils ne sont que 49 % à estimer que ce comportement pouvait être dangereux sur la route. Un décalage qui incite les auteurs de l’étude à suggérer de renforcer le travail de pédagogie sur la sécurité routière en entreprise.

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Des comportements à risque

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