Coordinateur des services généraux : un tremplin pour le gestionnaire de flotte

Le gestionnaire de flotte s’occupe des véhicules de son entreprise. Mais pour progresser, mieux vaut gérer plusieurs autres services : courrier, voyages, archivage, immobilier, etc. On devient alors coordinateur des services généraux. Un métier évolutif de chef de projets, mieux payé car très recherché.

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Coordinateur des services généraux
coordinateur des services généraux
Albane Guerrier

Le coordinateur des services généraux (CSG) est un touche-à-tout. Un chef d’orchestre qui gère la flotte mais aussi les autres « consommables ». « Le CSG coordonne les prestataires internes et externes. Il établit aussi les cahiers des charges, les contrats, il pilote les actions en place et maîtrise le budget. Il a sous ses ordres les différents gestionnaires de flotte de l’entreprise. Il peut s’occuper également des services liés à la sécurité, à la qualité, à l’environnement des bâtiments », précise Albane Guerrier, executive manager au sein de la division immobilier, construction & facility management du cabinet de recrutement Page Personnel.

Élargir ses fonctions

Un poste multifacettes qui peut être celui d’un bon responsable de parc ambitieux. Car la gestion de flotte permet d’intégrer les services généraux et de viser, pour les meilleurs à terme, la direction des services généraux. Pour cela, le responsable de parc devra élargir ses fonctions. Et passer de la gestion de la flotte à celle des ordinateurs, des téléphones portables, des voyages voire des questions immobilières. Cette fonction de CSG permet aussi au gestionnaire de flotte d’accroître ses prétentions salariales pour passer de 28 000 à 32 000 euros bruts par an en début de carrière à 30 000-35 000 euros. Un bond d’une dizaine de points. C’est aussi l’occasion de commencer la possible ascension vers des postes de direction pouvant atteindre, pour quelques-uns dans les grands groupes, des émoluments approchant les 60 000 à 80 000 euros bruts par an.

Coordinateur des services généraux
Mikaël Paraud

Car la profession de CSG est en tension. Les employeurs les recherchent activement et il n’existe pas de diplômes formant à ces questions. « Ces CSG doivent assurer le bien-être des salariés. Mes clients en recherchent activement pour des postes d’assez haut niveau destinés à des diplômés bac + 5-ingénieur. On peut alors parler de pénurie de candidats. C’est pourquoi le gestionnaire de flotte peut tirer son épingle du jeu. Il devra étoffer ses compétences, monter en qualité en suivant des formations à l’hygiène-qualité-environnement, et aux achats », expose Mikaël Paraud, senior manager de la division immobilier pour le cabinet de recrutement Hays.

Le diplôme mais pas seulement

Mais les employeurs ne sont pas toujours aussi exigeants sur le diplôme initial des CSG. « Ils peuvent avoir décroché un CAP maintenance des bâtiments de collectivité, un bac professionnel logistique ou un bac + 2 négociation et digitalisation de la relation client (ex BTS négociation et relation client). Mes clients favorisent des candidats avec expérience », explique Thomas Jeanselme, consultant en recrutement chez Fed Office, spécialiste de l’assistanat de direction et de l’office management.
Une excellente nouvelle pour un responsable de parc qui se trouve à l’étroit dans un service exclusivement automobile. Il faut alors travailler ou viser des PME de plus de 100 à 150 salariés ou mieux des ETI (250 à 4 999 salariés), voire de grands groupes. « Cela ouvre le champ des possibles et l’on pourra évoluer vers des postes managériaux », conclut Thomas Jeanselme.

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