Le coronavirus affecte les prix à la pompe en France

En freinant les activités économiques en Chine et avec la Chine, le coronavirus a réduit la consommation chinoise et mondiale de pétrole.

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coronavirus les prix à la pompe

Au bilan humain du coronavirus chinois, il faudra ajouter celui du bilan économique mondial, notamment sur les prix à la pompe. Depuis janvier, la suspension des activités en Chine a fait baisser la consommation chinoise journalière de pétrole de 250 000 barils. L’arrêt des relations aériennes et commerciales avec le pays a porté cette baisse de consommation de pétrole à 500 000 barils/jour à l’échelle mondiale, un affaissement qui pourrait durer tout le premier trimestre 2020. Face au risque de surcapacité, l’OPEP a réduit sa production, mais le prix du pétrole a reculé de 18 % en janvier. À Londres, le prix de livraison pour mars du baril de Brent de la mer du Nord a perdu 0,13 dollar, et à New York celui du baril américain de WTI s’est affaissé de 0,58 dollar.

Coronavirus et prix à la pompe

En France, le prix du gazole à la pompe a fondu pour atteindre 1,4028 euros/l, en repli de 3,15 centimes d’euro. L’essence super sans plomb 95 se vend 1,4989 euro/l (- 1,71 centime) ; le SP95-E10 s’affiche à 1,4727 euro/l (- 1,87 centime) et le SP 98 est passé à 1,5604 euro/l (- 1,71 centime). L’épidémie étant censée se prolonger jusqu’en avril, le tiers de l’économie annuelle mondiale sera donc impacté, sans qu’on puisse prédire si cet impact ne concernera que l’économie du pétrole ou même celle des énergies alternatives. De plus, la Chine étant le septième client et le deuxième fournisseur de la France, l’impact économique portera aussi sur la consommation et le transport de fret et de voyageurs.

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