Coronavirus : la FIEV tire le bilan des équipementiers

Dans le contexte la crise liée au coronavirus, la FIEV (Fédération des industries des équipements pour véhicules) a interrogé l’ensemble de ses adhérents, soit plus de 120 groupes d’entreprises. Voici les grandes lignes de cette enquête.

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Coronavirus FIEV

« Une production au point mort, ou presque » : cette phrase pourrait résumer le constat de la FIEV. En effet, reprend l’étude, « 70% des sites de production sont à ce jour fermés et les 30% restants enregistrent une activité entre 20 et 40 % de leur capacité optimale. Plus précisément, 82 % des équipementiers mettent en avant une baisse d’au moins 50 % de leur activité globale et pour 59 % d’entre eux, ce recul dépasse les 75 %.

En conséquence, 80 % des équipementiers ont arrêté l’intérim, 32 % ont arrêté des CDD et 43 % l’envisagent. « Et 39 % n’excluent pas la possibilité d’un plan social d’entreprise (PSE) ». Dans ce cadre, 89 % des équipementiers pensent nécessaire la mise en œuvre d’un plan de relance à moyen terme.

Un plan de relance

Autres données rapportées par l’étude : pour 47 % des sondés, ce repli de l’activité est lié à la « la difficulté à garantir le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. » 80 % mettent en avant l’interruption des appels à livrer de la part de leurs clients et 54 % n’ont aucune visibilité quant à une possible date de reprise. » À ce propos, 89 % des sondés soulignent la nécessité à moyen terme de mettre en œuvre « un plan de relance pour préserver les emplois en France ».

Car l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement est touchée : 64 % des équipementiers interrogés ne sont plus livrés par leurs fournisseurs. Une autre difficulté majeure concerne la trésorerie de ces entreprises, « extrêmement tendue » selon l’étude : « Plus d’un tiers des adhérents interrogés déclarent avoir puisé entre 50 et 75 % dans leurs réserves à date. Seuls 17 % n’ont pas eu, ou faiblement (moins de 10 % de la trésorerie), à le faire. » Toutefois, 80 % des équipementiers soulignent que les délais de paiement sont respectés par les constructeurs, et ce chiffre atteint 84 % avec les clients équipementiers. Un point qui faisait rarement l’unanimité jusqu’ici.

Des mesures d’urgence efficaces

Autre point positif mis en avant par l’étude : « 80% des équipementiers estiment les mesures d’urgence proposées par le gouvernement efficaces au regard de la situation. » Dans ce contexte, 88 % des sondés ont déjà effectué une demande d’activité partielle et 8 % l’envisagent. « 73% ont d’ores et déjà effectué des demandes de report des échéances sociales et/ou fiscales ; 15 % l’envisagent. 71% ont demandé ou envisagent de demander à bénéficier de remises d’impôts directs. 59 % ont recouru, ou envisagent de recourir, au PGE (prêt garanti par l’État) », détaille l’étude.

Enfin, 68 % des équipementiers ont adopté un protocole sanitaire de reprise d’activité. Une reprise qui nécessiterait, pour le premier mois, un besoin estimé à 3 millions de masques. « Or, 80 % de ce besoin n’est pas couvert par les stocks actuels des équipementiers », pointe l’étude. À ce sujet, la FIEV rappelle qu’elle « a pris l’initiative de préfinancer 1 million de masques afin de pouvoir équiper à moindre coût ses adhérents les plus en difficulté quant à leur approvisionnement. »

La sécurité sanitaire

Autre point souligné par l’enquête, « 56 % des équipementiers ont fait preuve de solidarité dans la lutte contre l’épidémie » : dons d’équipements de protection individuelle (masques, blouses, productions en impression 3D, etc.) aux publics sensibles prioritaires des hôpitaux, Ehpad, structures médico-sociales, etc.

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